Hier entrainé par une amie, je me suis rendu à une expo. Jusqu’ici rien d’incroyable, mais pour avoir envie de partager ça avec vous ici en premier article, il a fallu quelque chose à part, de fort. Nous entrons et la machine à claques est gigantesque. C’est à raison d’environ une claque par poignée de mètres que le rythme s’impose. En inculte qui se respecte je ne connaissais ni la dame, ni ses projets et encore moins sa renommée.

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Elle quitte son pays à la fin des années soixante pour faire son trou dans the big apple. Sur place elle se passionne pour Harlem, le Bronx sud, et les clubs de boxe. Au fil des ans elle s’intègre aux diverses communautés et devient de la bouche même des autochtones picture girl. Son truc c’est l’humain et le noir et blanc. Plus qu’une vulgaire exposition reportage, il s’agit d’un projet de vie bâti autour d’un réel amour pour ces quartiers et les gens qu’ils renferment. Je craignais un peu les clichés à la limite de la condescendance ou du misérabilisme, chose tristement classique quand il s’agit de quartiers aussi défavorisés que ceux-ci… à tort. Les expressions, les attitudes, les regards, malgré la gravité récurrente de leur quotidien sont toujours justes, intenses et complices. Au fil des images, des bouts de texte de Scorsese, de Duras, de Muhammad Ali, et de tant d’autres jalonnent les murs et rassurent de voir que non je n’hallucinais pas seul.

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Suite à une quinte de toux sans fin nous sommes sortis quelques instants de l’expo, et sommes tombés nez à nez avec Martine Barrat. Après avoir bafouillé trois mots pourtant en français, elle réussit à nous mettre à l’aise en un sourire et trois mots. Manifestement touchée par nos propos, elle exprime cependant un regret : elle aurait rêvé affréter un avion pour faire visiter Paris à tout son petit monde. Elle avoue même qu’il fût déja difficile de se faire payer le billet d’avion. Après un soupir synchrone nous saluons la dame après avoir salué l’artiste.

Assez parlé ! Si vous ne savez pas quoi faire de vôtre corps, foncez. Tout se passe à la Maison Européenne de la Photographie (MEP), l’entrée plein pôt coûte 6€, tandis que les étudiants et autres ne payent que 3€. Oh et un dernier détail l’expo s’est installée le 10 Octobre 2007, s’envolera le 06 Janvier 2008 et se nomme : harlem in my heart