Pour le retour d’Improve, nous allons nous attaquer à un point essentiel mais un peu compliqué de la Photo numérique : la Gestion des Couleurs.

Alors, qu’est ce que la gestion des couleurs et surtout, à quoi sert-elle ?

Niveau : Confirmé / Avancé

Je ne vais pas rentrer dans les explications métaphysiques et expliquer ce qu’est la couleur, ou pourquoi ce que vous voyez n’est pas la réalité… donc ne partez pas (tout de suite) en courant. Regardez plutôt ce schéma expliquant l’étendue de couleurs que chaque appareil peut reproduire, comparé à celle de l’œil humain.
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La gestion des couleurs sert principalement à s’assurer que ce que l’on regarde sera perçu de la même manière par une autre personne ou dans un autre environnement. La tâche est donc plutôt complexe, d’autant qu’elle est conditionnée par des paramètres que l’on ne maitrise pas trop : perception humaine, matériel, support, environnement, lumière…
Le but étant donc ici de faire… au mieux.

La gestion des couleurs pose donc en gros 4 cas de figure :

  • Vous n’aimez pas la photo : problème résolu, rendez-vous ici
  • Vous publiez essentiellement sur le web : achetez vous une corde et une poutre… Chaque moniteur rend les couleurs différemment !
  • Vous faites imprimer vos photos chez un tireur : votre cas n’est pas désespéré
  • Vous imprimez vous mêmes vos photos : Yeah ! mais un sacré boulot vous attend…

Et pour cela, vous pourrez agir principalement sur :

  • Le réglage et la calibration de votre matériel (ce qui génère des “profils ICC”)
  • La façon d’enregistrer numériquement vos fichiers (espaces colorimétriques)
  • L’optimisation de votre environnement de travail (contactez votre décoratrice d’intérieur, mais pas la Damidot hein)

La suite dans la suite !

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    Le sujet est donc délicat et assez complexe si l’ont veux rentrer dans ses détails ; afin de vous épargner des migraines, nous allons ici qu’apercevoir les grandes lignes du sujet. Si jamais quelques courageux voulaient approfondir, je ne peux que vous conseiller l’excellent livre de Jean Delmas “La gestion des couleurs pour les photographes” (survolez les premiers chapitres si vous n’avez pas un BAC Scientifique…)

    Première étape : le réglage et la calibration de votre matériel

    Commençons par un petit lexique :

    • Réglage : se rapprocher d’un affichage correct grâce aux boutons situés sur le côté de votre écran.
    • Calibration : l’utilisation d’une sonde (colorimètre ou spectrophotomètre) afin de “caractériser” le comportement de votre écran. Le logiciel fourni et/ou votre carte graphique s’occuperont de corriger l’affichage en conséquence.

    Si vous avez peu de temps à y consacrer, un budget limité, mais que vous voulez tout de même un minimum, c’est ici que doit se porter toute votre attention : le réglage et la calibration de votre écran est sans doute l’étape est celle qui vous apportera le meilleur rapport amélioration/coût.

    Car c’est bien sur votre écran que vous allez visualiser et travailler vos images et donc leur apporter les corrections nécessaires. Si votre écran n’est pas calibré, vos corrections seront faussés.

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    Un modèle de sonde de calibration.

    Il vous faut dans un premier temps régler votre écran (luminosité, contraste et température de couleur), pour ensuite suivre les instructions du logiciel fourni avec votre sonde. Après cette étape, un profil ICC de votre écran vous sera proposé, il décrit la manière dont votre écran affiche les couleurs.
    A partir de ce profil, le logiciel s’occupera de rectifier le signal envoyé à votre écran, et ainsi faire afficher à votre écran des couleurs plus justes et plus fidèles.
    La calibration d’un écran, pour un usage classique, se fait en général tous les 6 mois, il est donc tout à fait envisageable d’acheter une sonde à plusieurs (avis aux amateurs dans les commentaires…).

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    Si vous n’avez vraiment pas de quoi investir dans une sonde, il est tout de même fortement conseillé de régler votre écran au mieux… cela limitera les dégâts. Vous pouvez utiliser une mire de réglage comme celle-ci. Réglez la luminosité et le contraste de manière à avoir le noir le plus foncé, le blanc le plus clair, tout en distinguant bien toutes les nuances de gris (colonne la plus à gauche, il faut que chaque carré soit différent de son voisin).
    Je vous conseille aussi de choisir la température de couleur native de votre écran : en général 6500 K mais Windows et OS X se comportent différemment par exemple.

    Sinon, vous pouvez toujours essayer de voir si votre écran a déjà été caractérisé par d’autre, pas aussi performant que la calibration manuelle avec un sonde, mais déjà un bon début si c’est exactement le même model.

    Autres calibrations possibles :

    • La calibration de votre scanner est aussi fortement conseillée si vous travaillez en argentique, il en est de même pour votre imprimante si vous imprimez vous même vos photos.
    • La calibration d’un appareil photo est par contre beaucoup plus périlleuse et contraignante, pour un gain pas toujours notable.

    Si vous avez tout digéré, la suite au prochain IMPROVE… (espaces colorimétriques et environnement de travail)