Alors que le monde de la photo et celui de l’informatique n’ont jamais été aussi proches, certains geeks “upgradent” leur pratique de la photo avec des boîtiers moyen-format, comme ceux de chez Hasselblad, Mamiya, Rollei, etc. De l’argentique, oui oui, mais du très haut de gamme :

Photo ville de nuit de Peter Baker
© Peter Baker (cliquez sur la photo pour la voir en plus grand)

Avant de parler taille du “capteur”, voici 3 autres merveilles, de la part de photographes que les lecteurs de l’instant des… connaissent déjà.

Photo d’arbre - David Luraschi
© David Luraschi

Un gars, un slip - Justin Ouellette
© Justin Ouellette

Photo de Rod Graves
© Rod Graves

Quid d’une telle qualité d’image et de ce format carré ?

Prenez une pellicule de 6x6cm (entre autres “moyen-formats“). 6x6cm, c’est 60x60mm, et donc une image bien plus détaillée que sur une pellicule de 24×36 (mm), le format argentique courant. Et dire qu’un capteur de 24×36 est le graal des reflex numériques…

Ajoutez-y le savoir-faire de ces marques, la qualité des optiques… Et vous obtenez ce modelé et ce contrôle de la profondeur de champ si caractéristiques.

Hasselblad 501 C/M

En contrepartie, les appareils moyen-format sont en général moins “sortables” que les reflex : mois ergonomiques, parfois plus lourds ou bruyants. Ils sont surtout utilisés pour de la photo de studio, d’architecture, de paysages, et rarement pour du photo-reportage… et c’est bien dommage.

Autre bémol, un Hasselblad coûtait auparavant le prix d’une voiture. De la citadine d’occasion jusqu’à la berline allemande. Et c’est toujours le cas pour leurs boîtiers ou dos numériques. Les boîtiers argentiques se retrouvent quant à eux sur le marché de l’occasion, et cela devient bien plus abordable pour nous autres, amateurs ou “pro-am” !

Hasselblad 501c d’occasion

En revanche, ne demandez pas à Maxpol un improve “comment se servir d’un ‘blad“, il m’en voudra pour un moment. L’Hasselblad 501 cm, très apprécié d’occase, n’a par exemple rien d’automatique. Cellule photo de rigueur !

Pour les plus joueurs, le moyen-format se décline aussi en toy cameras, notamment avec le fameux Holga (et ça donne parfois de jolies choses) ou bien avec le Lomo Lubitel (nettement moins facile, tout en manuel).

Le moyen-format, en version Hasselblad & consors, a quelque chose de sublime et de désespérant. Sublime, car ces photos se passent en général de commentaires. Désespérant, car coûteux, élitiste, contraignant, et surtout si cruel avec nos pauvres reflex : “regardez ce dont vous ne serez jamais capables !”

Passer au moyen-format, argentique ou numérique, me titillerait presque un jour sur deux, si je me mettais sérieusement à la photo. Et vous ?