Je me suis rendu hier soir à la soirée des 20 ans du festival Visa pour l’Image qui transforme chaque année la ville de Perpignan en capitale du Photojournalisme.
Discipline aussi noble que controversée de la discipline, le Photojournalisme provoque inévitablement en moi autant d’admiration que de respect, devant la puissance absolue et brut des images ramenées de ces contrées du monde où nous ne nous rendons pas : régions réculées, conflits, ou squats de drogués à 5 rues de chez vous…
Evidemment, cette retrospective était chargée de photos devenues depuis des icônes. Cela n’a pas empêché de découvrir des travaux fascinants, dont “RFK Funeral Train” de Paul Fusco ou “Venus” de Scott Thode, dont vous ne comprendrez la beauté du cliché ci-dessous qu’en étudiant la série complète, qui s’est étalée sur 10 années.
La seule soirée ouverte au public étant ce soir, je vous conseille vivement de vous procurer le livre qui s’impose un véritable choc à chaque page, un classique absolu pour tout photographe, quelque soit son style ou son niveau.
Encore une fois, certains n’aimeront pas le style Puissant du photojournalisme, mais je pense qu’il faut de toute façon soutenir ces hommes et ces femmes, qui mélangent avec un talent inoui Art et Devoir d’Information.
“Venus” par Scott Thode (hi res)




18 commentaires
Ajouter le votrenadia 4 novembre 2008 à 19:57h / Répondre
wow cette photo est terrible
Sand. 4 novembre 2008 à 20:09h / Répondre
Oh Oui, cette photo est terrible, c’est le mot Nadia. J’ai habité 3 ans à Perpignan, ville de culture et d’art absolue, des énergies et sensations que je n’ai jamais retrouvé ailleurs que dans ce pays Catalan, l’âme de Dali y reste encore comme le centre du Monde disait-il, le visa pour l’image, c’est absorbant, un régal! L’air et le vent de cette région est pur de mystères pour exposer la création de chacun, j’ai pu voir aussi les chanteurs M et Cali débutaient leur inspiration là-bas et d’autres aussi….Merci Lâm pour cette superbe photo, elle est sans mot un chef d’oeuvre dans l’élan , le souffle d’un mot, sans mot justement : L’élan d’une image, une impulsion hors language, Magnifique, merci beaucoup.
Silphi 4 novembre 2008 à 20:26h / Répondre
…Woua. Le pitch de la série Venus est impressionnant. Très belle.
Gaeti 4 novembre 2008 à 21:12h / Répondre
Ce festival est en effet une institution, qu’il perdure encore longtemps …
Ced' 4 novembre 2008 à 22:34h / Répondre
belle photo, Lâm c’est toi le modèle? (aha)
Eddy 4 novembre 2008 à 22:44h / Répondre
Pour celles et ceux qui auraient été interpellées par cette photo et voudrait en savoir plus, ous pouvez allez là : http://www.musarium.com/aidsdecade/venus/index.html
J’ai trouvé ce lien grâce au lien present dans le sujet, mais au cas où :)
Merci Lâm pour cette photo. J’ai lu pas mal de chose sur cette édition de “Visa pour l’Image”, mais jamais entendu parlé de cette série…. et ça fait bizarre d’avoir des photos commentés par leur auteur et de vive voix. En plus la façon dont sont présentées les photos m’a plu.
Ca fait plaisir de sentir quelque chose d’aussi fort dans des photos. Le photojournalisme, quoi qu’on en pense, est indispensable à l’information. La video ne peut pas suffir.
Eddy
nicodeux 4 novembre 2008 à 23:37h / Répondre
Wow.
Puissant pour décrire le photo journalisme, c’est le mot. Je suis bluffé parce que je viens de voir.
Waou.
mourtazag 5 novembre 2008 à 00:14h / Répondre
Venus is sort of like a nuclear bomb that never goes off.
Vraiment une très belle photo.
Le photojournalisme a d’autant plus d’importance qu’il permet de réaliser cette sagesse de Sénèque (slammeur latin de ouf), “Je suis un être humain et rien de ce qui est humain ne m’est indifférent.”
Merci.
Angespawn 5 novembre 2008 à 08:46h / Répondre
C’est ce genre de cliché qui m’a contaminé à la photographie.
J’ai toujours été beaucoup plus fan du photojournalisme que du travail en studio.
Alex C. 5 novembre 2008 à 09:54h / Répondre
J’ai eu la chance de pouvoir me procurer des billets. J’ai beaucoup accroché. Les images sont puissantes et provoquent des réactions : peur, rire, dégoût, honte, contemplation, etc.
Contrairement à ce que j’avais pu lire avant, ce n’est pas trash. Juste humain !
leafar 5 novembre 2008 à 11:53h / Répondre
Très décu par la soirée, non pas par le travail des photographes de talents notamment ce que tu cite mais par les longs et ennuyeux diaporama sur les rolling stones ou l’année 68.
Dommage avec ce qu’ils avaient montré en ouverture et avec les stocks dont ils disposent on pouvait s’attendre à mieux.
Pour le livre en tt cas je vais aller y jeter un oeil. Merci du tip.
Lâm 5 November 2008/ à 20:03 heures
Les Stones et Mai 68 font partie de la culture des mecs de Visa, c’est vrai que c’est moins justifié, surtout pour les Stones.
Gonzo 5 novembre 2008 à 16:24h / Répondre
Moi j’y suis allé. J’ai beaucoup aimé. Cette soirée n’a fait que renforcer mon admiration pour ces courageux reporters et intensifier ma passion pour la photo noir& blanc.
Cela fait du bien de voir des images profondes. Le contraste avec la fadeur des images de la presse à gros tirages permet un retour à l’essentiel même si il est invisible pour les yeux…
Gonzo 5 novembre 2008 à 16:26h / Répondre
@leafar: complètement d’accord pour les reportages des Stones et 1968 mais je pense qu’ils ont fait ce choix pour satisfaire la masse.
jelly 5 novembre 2008 à 18:03h / Répondre
>angespawn : de même pour moi… bien que je respecte évidemment tout le travail en studio, mais la spontanéité, le brut, et cette photographie qui nous dévoile “le vrai monde”, la réalité humaine me touche mille fois plus. Ces mecs et ces nénettes font un travail admirable! et cette soirée était pleine d’intensité! Chapeau Messieurs Dames! et Merci Msieur Lâm pour ce papier et ce cliché (qui finalise la série photo de Scott Thode en beauté…)
Vinz 6 novembre 2008 à 12:50h / Répondre
J’y étais aussi … Des moments d’intensité impressionnants et quelques travaux tout bonnement sublimes.
Venus m’a aussi beaucoup touché, tout comme la Route de la Ruine … ou certains des portraits de Hans Silvester.
Mais je partage l’avis de Leafar … les reportages sur 68 et les Stones n’avaient aucun “sentiment” à faire passer, aucune intensité, un simple patchwork. Conclure sur les Stones, c’était un peu une sorte de cheveu sur la soupe, ça m’a coupé toute l’émotion accumulée au fil de la soirée …
Déçu au final, mais quel bonheur de voir ces clichés sur grand écran … J’espère qu’ils recommenceront !
OoPsy 6 novembre 2008 à 23:32h / Répondre
Superbes photos. Est ce que c’est le texte qui donne de la force à la photo ou la photo qui donne du sens au texte ? Ou la photo se suffit en elle même ? La photo là elle était belle avec “l’explication ” c’est plus tout à fait la même…
Somethingintheair 7 novembre 2008 à 02:10h / Répondre
J’étais la-bas également et je vais abonder dans le sens de Vinz et Leafar: les diaporamas sur 68 et les Stones étaient tout a fait superflus et beaucoup trop longs a mon gout, avec des photos qui ne representent pas le meilleur de ce festival. Dommage, j’aurais préféré que ce temps la soit consacre a des photoreportages.
Sinon excellent choix de photos Lam, cette photo est l’une de celles que j’ai retenues de la soirée, d’une beauté a couper le souffle.
Aux photographes que tu as cités j’ajouterais le belge Vanfleteren, dont le travail sur les pauvres en Wallonie est sobre et intense. Difficile de ne pas etre touchée.
Conclusion: vive le photojournalisme (par amour duquel je suis venue a la photo!!) et merci Visa pour l’image de promouvoir une profession en voie d’extinction…
Parlons photojournalisme. at (Spha) 16 décembre 2008 à 15:54h / Répondre
[...] si longtemps et donc cadeaux toussa toussa. Parmi ceux-ci, une découverte grâce à Mistah Lâm (là, et là) : le livre des 20 ans du Visa pour l’image, festival de photojournalisme de [...]