Des scènes de crimes, des photos de gardes à vue, des clichés de “présumé coupable”, nous en avons tous déjà vu.
Dans l’imagerie collective surgissent des images de scènes de crimes morbides des portraits de suspects tirant la gueule de face et profil en tenant une plaque, des photos de presse d’accusés devant un tribunal, visage tendus, mains menottées (du moins aux Etats-Unis, comme l’a montré une récente polémique…).
Dans tous les cas rien de bien joyeux ni d’artistique.
C’était sans compter les archives photo de la police australienne!
En effet, entre 1912 et 1964, la police de Sydney a accumulé quelques 130 000 négatifs d’une qualité et d’un esthétisme tout à fait surprenant….
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Les clichés, regroupés au Justice & Police Museum, sont présentés par thème en expositions temporaires (“Les Escrocs”, “Mésaventure en voiture”…)
Une grande partie est visible sur le site: intérieurs, scène de crimes, lieux d’accidents, empreintes digitales, équipement médical… Mais il ne s’agit en rien ici d’une fascination morbide: les photos sont simples et belles, tout simplement.
Alors pour ceux qui n’ont pas de voyage prévu prochainement à Sydney, voici une petite promenade parmi les (présumés) criminels des années 20.
Cadrages étudiés, éclairage doux, impression de relief, regards ultra-expressifs et visages presque amusés: les portraits sépia des prisonniers dénotent avec ce tout qu’on aurait pu s’imaginer.
Au passage et si des spécialistes peuvent nous retrouver le type de matériel utilisé (chambre ?) pour ces images au rendu saisissant, nous transmettrons leurs conclusions aux autorités…
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+ le site du Justice & Police Museum












14 commentaires
Ajouter le votredavidbrat 9 juin 2011 à 11:16h / Répondre
Pour l’appareil, certainement une Speed Graphic, je vais créer une fiche très vite ;)
Vraiment bluffant le “naturel” de ces portraits, on a du mal à croire que c’est un flic qui fait la photo :D
Angespawn 9 June 2011/ à 14:50 heures
A cette époque, c’était un véritable photographe assermenté qui prenait les clichés. Je ne crois pas que les flics y voyaient un grand intérêt à cet époque d’où la grande liberté de travail qui se dégage derrière. Pour un artiste, ça devait être un terrain de jeu gigantesque.
Qui de nous aurait refuser un tel travail rémunéré ? En tout cas, surement pas moi… ^^”
davidbrat 9 June 2011/ à 18:05 heures
Oui tu as raison. C’est magnifique d’humanité en tout cas…
Suricat 9 juin 2011 à 11:45h / Répondre
ces images sont juste saisissantes… AU-delà du matériel, c’est le photographe qu’il faut tracer ! Un seul homme ? Ou alors plusieurs ?? Comment expliquer que ces clichés soient si réussis, tous ?
Lâm 9 June 2011/ à 12:00 heures
Je pense que ce sont plusieurs photographes…
LucieB 9 juin 2011 à 11:52h / Répondre
Lol ils ont vachement l’air méchant :D
taizon 9 juin 2011 à 13:38h / Répondre
Très impressionnante et très graphique cette série. J’adore
JeanJack 9 juin 2011 à 14:17h / Répondre
Sur la 6ème photo, la coupe de cheveux est très contemporaine :)
Vraiment classes ces photos.
NoTe 9 juin 2011 à 15:36h / Répondre
Une très belle collection de clichés. Mais je suis particulièrement saisi par la 1920-19. Cette photo me fascine.
nopanik 9 juin 2011 à 16:03h / Répondre
1920-21 (la toute première).
En passant : y’a actuellement (ou bientôt) des lenseurs en Australie ?
Cafarnaum 9 juin 2011 à 17:08h / Répondre
Wow, la qualité des photos est superbe ;-)
Prankster 11 juin 2011 à 19:50h / Répondre
A l’origine de ce type de photo, on trouve un français, Alphonse Bertillon. Al’ pour les intimes, est exposé sur la toile grâce à un projet (http://www.criminocorpus.cnrs.fr/bertillon/entree.html). En parcourant le site on peut croiser son dispositif photographique.
Anthony 12 juin 2011 à 12:48h / Répondre
D’autres clichés tirés de la même série sur cet article : http://www.laboiteverte.fr/portraits-de-criminels-australiens-dans-les-annees-1920/
Lâm 13 June 2011/ à 16:09 heures
Oui, ces photos viennent de la boîte verte, ils sont cités en “via” ;)