Des scènes de crimes, des photos de gardes à vue, des clichés de “présumé coupable”, nous en avons tous déjà vu.

Dans l’imagerie collective surgissent des images de scènes de crimes morbides des portraits de suspects tirant la gueule de face et profil en tenant une plaque, des photos de presse d’accusés devant un tribunal, visage tendus, mains menottées (du moins aux Etats-Unis, comme l’a montré une récente polémique…).
Dans tous les cas rien de bien joyeux ni d’artistique.

C’était sans compter les archives photo de la police australienne!

En effet, entre 1912 et 1964, la police de Sydney a accumulé quelques 130 000 négatifs d’une qualité et d’un esthétisme tout à fait surprenant….

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Les clichés, regroupés au Justice & Police Museum, sont présentés par thème en expositions temporaires (“Les Escrocs”, “Mésaventure en voiture”…)

Une grande partie est visible sur le site: intérieurs, scène de crimes, lieux d’accidents, empreintes digitales, équipement médical… Mais il ne s’agit en rien ici d’une fascination morbide: les photos sont simples et belles, tout simplement.

Alors pour ceux qui n’ont pas de voyage prévu prochainement à Sydney, voici une petite promenade parmi les (présumés) criminels des années 20.

Cadrages étudiés, éclairage doux, impression de relief, regards ultra-expressifs et visages presque amusés: les portraits sépia des prisonniers dénotent avec ce tout qu’on aurait pu s’imaginer.

Au passage et si des spécialistes peuvent nous retrouver le type de matériel utilisé (chambre ?) pour ces images au rendu saisissant, nous transmettrons leurs conclusions aux autorités…

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+ le site du Justice & Police Museum