Hong Kong, c’est environ sept millions d’habitants sur à peine plus de mille kilomètres carrés.
Alors, forcément, on s’y entasse, on construit en hauteur et on s’arrange comme on peut pour s’approprier l’espace urbain.

Et dans cette architecture sur-bétonnée, la moindre touche de couleur, la moindre trace humaine abandonnée attire l’oeil…

Michael Wolf, 57 ans, originaire de Munich, vit et travaille en Chine depuis plus de dix ans. Comme le montre bien la série Back Door (2004), le photographe s’intéresse à la construction urbaine et à son rapport avec les hommes.

En cela Hong-Kong est une source sans fin d’inspiration…
Est-ce à cause du manque de place que les objets du quotidien sont rangés ou installées en pleine rue, sur les gouttières, dans les grillages?  Balais bien rangés, vêtements oubliés ou chaises détournées, l’espace public est plein de ces petits détails du privé. Et Wolf parvient à les immortaliser tout en douceur.

Jouons à présent à dé-zoomer…
Quels paysages entourent ces petits objets colorés aux airs poétiques?
(Attention: âmes sensibles à la verdure et aux paysages bucoliques s’abstenir!)


Un mélange de gratte-ciel dévorants, d’immeubles défraîchis, enchevêtrement sans fin de fenêtres et d’échafaudages comme le montre la série Architecture of density (2006)

Plus une once de ciel visible ni un bout de terre: l’Homme a ici muselé la nature pour conquérir chaque centimètre carré existant. Vertigineux.

Pour poursuivre la visite architecturale, allez donc sur le site de l’artiste découvrir les étonnantes maisons délavées de la série Corner houses, puis pour reprendre votre souffle, visitez Chicago et sa Transparent City.

Et pour finir, ne manquez pas les superbes portraits pris dans le métro de Tokyo: Tokyo Compression.
De quoi faire relativiser ceux qui se plaignent les jours de grève dans les transports en commun…

+ le site de Michael Wolf