Un an après sa sortie et quelques jours après l’annonce de la nouvelle gamme hybride de Nikon (quelque peu décevante), on revient sur un succès : le D7000. Capteur de 16Mpx, boîtier en magnesium, viseur 100%, le D7000 est résolument orienté expert mais qu’en est-il une fois en main?

Le pitch :
Il y a un an, Nikon annonce la sortie du D7000, pseudo-remplaçant du D90 puisque celui-ci est encore au catalogue.

Nikon a fait rentrer au chausse-pied un reflex expert dans un boîtier de la taille de la gamme enthousiaste. Il propose entre autre :

  • un pentaprisme couvrant 100 % de l’image
  • un capteur CMOS de 16,2Mpx (partagé avec le Pentax K-5 et le Sony a580)
  • le boitier en alliage de magnésium tropicalisé (emprunté au D300s)
  • la vidéo full-HD avec autofocus

L’ergonomie du D90 faisait déjà référence. Elle est améliorée dans le D7000 avec l’utilisation de caoutchouc pour une meilleure préhension. Niveau connectique, le D7000 contient deux slots pour des cartes SD avec différents modes d’enregistrement, une prise GPS, une sortie HDMI et une prise micro. L’autofocus passe de 11 à 39 collimateurs et le nouveau processeur EXPEED 2 permet jusqu’à 6 images/seconde en rafale.

Après 2 ans d’utilisation du D90, j’ai pu tester le D7000 pendant quelques jours histoire de me faire ma petite idée. Alors, le D7000 : expert ou amateur ? Et surtout, digne héritier  du D90 ?
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L’Ergonomie

A vue d’oeil, les deux boîtiers sont quasiment identiques. En y regardant de plus près, on remarque que le mode de prise de vue (simple, rafale, retardateur) se trouve sur bague sous la commande PASM, comme sur les gammes supérieures.

 


Avec le D7000, le bouton du liveview est remplacé par un interrupteur qui entoure le bouton d’enregistrement vidéo. C’est plus pratique mais par habitude, j’ai raté plusieurs séquences en me plantant de bouton. Le reste des modifications est simplement esthétique.

Au sujet de la prise en main, je préfère la poignée du D90 qui est légèrement plus large. Cependant, Le D7000 est un peu plus grand et plus lourd que le D90 ce qui donne une bonne impression de robustesse.

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Menus et Personnalisation
J’avais beaucoup apprécié l’interface intuitive et personnalisable du D90 qu’on retrouve sur le D7000 donc j’ai vite retrouvé mes marques.

On peut attribuer quasiment n’importe quel réglage sur le bouton Fn ainsi qu’au testeur de profondeur de champ. La fonction des molettes frontales et dorsales (ISO/Speed/Aperture) peut-être modifiée de même que les options d’affichage dans le viseur.

Les menus sont plus clairs dans le D7000.

Les menus sont plus clairs dans le D7000.

Les menus sont encore plus clairs que dans le D90 et le bouton d’aide efface les derniers doutes qui pourraient subsister dans certains réglages. Enfin, on peut accéder à une série de 10 réglages pour la prise de vue (espace colorimétrique, réduction du bruit, D-lighting,…) contre seulement 6 sur le D90. Dernier point, on trouve un menu dans lequel on peut stocker des réglages rapides.

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Fonctionnalités
La bonne surprise du D7000 se trouve au niveau des ISOs. D’habitude, j’évite autant que possible de dépasser 1600 ISOs; je suis ce que l’on appelle un noisefreak. Avec le D7000, le grain est très propre jusqu’à 3200 ISOs et on peut monter jusqu’à 8000 ISOs sans sortir avec une bouillie de pixels.

Photo prise avec le Nikon D7000 à ISO 6400

Crop 100% d'une photo à ISO 6400

Crop 100% d'une photo à ISO 6400

Photo prise avec le Nikon D7000 à ISO 8000

Crop 100% d'une photo à ISO 8000

Avec son nouveau capteur, le D7000 propose d’enregistrer les photos en 14 bits ou en 12 bits. Personnellement, je n’ai pas vu de différences pendant ces quelques jours de test.
En revanche, j’ai trouvé que les photos avaient des teintes assez chaudes et des couleurs qui manquaient parfois un peu peps. Ce n’est pas très grave puisqu’il est possible de modifier les modes scéniques (standard, neutre, paysage, portrait, monochrome).

J’apprécie l’autofocus qui est rapide et précis avec possibilité de choisir facilement le collimateur sur lequel on souhaite faire la mise au point. En revanche en vidéo, je ne suis pas convaincu par l’autofocus, relativement bruyant avec le 18-105mm et qui parfois n’arrive pas à accrocher le sujet malgré les plusieurs modes de mise au point continue proposés :

  • normal
  • reconnaissance de visage
  • suivi d’objet
  • zone large

On est loin des capacités d’un Panasonic G3 par exemple. En lot de “compensation”, le D7000 permet d’éditer (très simplement) les vidéos directement dans l’appareil. C’est pas la fonction qu’on utilise tous les jours mais ça peut toujours dépanner.

Autres points positifs, le D7000 apportent quelques fonctions qui manquaient au D90. Le D7000 propose enfin un mode timer qui permet de faire facilement des time-lapse ainsi qu’un niveau qui vous assurera de prendre vos photos bien à l’horizontal.

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A retenir :

  • un boitier expert bien construit
  • un capteur 16,2 Mpx avec une très bonne gestion du bruit
  • vidéo full-HD avec autofocus, même s’il n’est pas parfait

Pour un peu moins de 1000€, le D7000 présente des spécifications digne d’un reflex expert. Au niveau de la concurrence, il fait face au Pentax K-5, sélectionné dans nos derniers guides sous le sapin, ainsi qu’au Sony a580 avec lesquels il partage le capteur.
Sur le marché de la vidéo, Le D7000 est en retrait face aux Panasonic G3 et Sony a55/65 qui possèdent un meilleur autofocus et un écran orientable pour un prix bien inférieur ou encore le Canon 7D dans la gamme au dessus. L’arrivée du Sony a77 ne va pas arranger la donne même s’il sera plus cher.
Au final, même s’il n’excelle pas dans tous les domaines, le D7000 se tient à un excellent niveau et avec son offre extrêmement équilibrée, n’est pas loin du sans faute.

Lense Seal of Approval !

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Liens :

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Bonus

Voici une vidéo que j’ai tournée à Prague, puis montée en quelques heures pour que vous vous rendiez compte de ce dont est capable le Nikon D7000 !