C’est majoritairement avec un Canon EOS 1Ds Mark II que Neil Craver photographie. De la mode, de la flore, des araignées en gros plan, des décors baignés dans la nuit… Des sujets qui diffèrent les uns des autres mais partagent un langage photographique commun empreint d’une poésie rare.  Pour preuve sa série aquatique intitulée “OmniPhantasmic”. Un travail échelonné sur trois ans et qui met en scène le poids du corps dans l’eau.

Neil est né en Caroline du Nord, au sud-est des États-Unis. Après des études de peinture qui ne l’enthousiasment que peu, il décide de faire de la photographie de mode, de grimper des montagnes, de voyager. Il part en France, puis en Italie, découvre le Japon, pose ses valises à Tokyo. Fort de ses aventures, le jeune photographe imagine “OmniPhantasmic”. Un projet comme un voyage intérieur.

Un projet destiné à souligner l’influence toujours croissante des éléments inconscients sur nos agissements et plus globalement sur notre vie. Des arbres qui se dénudent, des mondes qui se côtoient (l’air/l’eau/la terre), des corps qui flottent, d’autres qui se noient. Des photographies comme une longue métaphore d’une dichotomie élémentaire entre le conscient et l’inconscient.

“Ce que vous pouvez percevoir et traiter du monde extérieur n’est qu’une portion extrêmement limitée de ce que l’on reçoit vraiment de l’environnement extérieur”, confie-t-il à My modern met.  Ses images sont comme de la poésie, une langue qui s’exprime au-delà des signes.

 

+ Site officiel

+ Et quelques infos à glaner sur Neil ici.