Derrière ce terme que l’on pourrait croire issu de la science fiction se cache une technique qui permet de s’abstenir de faire la mise au point. Cette technique a été et est toujours utilisée par les photojournalistes et les photographes de rue. Sans rentrer dans les détails, je vais vous présenter comment utiliser cette technique.

L’hyperfocale permet de prendre des photos nettes sans faire la mise au point.

Cette méthode s’appuie sur la profondeur de champs et la distance de focus. Ces deux paramètres dépendent de l’ouverture et de la focale mais on va oublier la focale pour le moment. Pour rappel, l’ouverture c’est les nombres f/xx. D’ailleurs en anglais on les appelle les fnumber. Plus le fnumber est petit et plus la profondeur de champs (ou zone de netteté) sera faible et inversement.

La bague mise au point va déplacer la distance de focus. Plus la distance de focus sera grande, plus la profondeur de champ sera grande également.

Le principe de l’hyperfocale consiste dans un premier à se placer à un grand fnumber , par exemple f11, f16 voire f22. puis à régler la bague de mise au point pour que le focus commence entre 1 et 3 m. Ainsi, la zone de netteté pourra s’étendre de 1 m à l’infini ou presque.

Souvent les objectifs de reflex numériques avec autofocus ne permettent pas d’utiliser l’hyperfocale. Ce n’est le cas de la plupart des objectifs des reflex argentiques. Petite vérification pour en avoir le coeur net. L’objectif doit avoir :

  • un point/trait pour régler le focus
  • une bague qui indique la distance de focus en mètre et/ou en pied
  • au moins deux traits de part et d’autre du point de focus qui indique la zone de netteté

 

Par exemple, l’ouverture est reglée à f/11, la distance de mise au point à 3 m et la zone de netteté indiquée par les traits bleux, s’étend entre 7 et 20 pieds (2,15 et 6 m).

Reste maintenant à régler la vitesse. Pour cela, on peut se fier à la règle “sunny 16″.

Un dernier petit conseil, essayes de shooter sans viser pour encore plus de discrétion, par exemple avec un reflex numérique pour éviter de cramer des péloches.

En bonus, une vidéo d’Erik Kim, un street photographer à L.A. avec quelques conseils sur la photo de rue.