Le nouveau vaisseau amiral d’Olympus arrive, drapé d’une robe très vintage. Alors, cet OM-D E-M5 saura-t-il marier passé et avenir ? Réponse dans la suite.


- Le Pitch :

Après avoir lancé le marché des hybrides, le consortium Micro 4/3 s’est vite retrouvé concurrencé par moult adversaires : Sony et ses NEX aux boitiers et capteurs impressionnants, Nikon et ses “1″ loin d’être parfaits mais parfaitement marketés, sans oublier Fuji et Samsung, tout en attendant Canon. Ouf.

Ces derniers ont eu la tâche “facilitée” par des derniers boitiers Panasonic et Olympus corrects, mais jamais marquants. Le travail de fond se faisait pourtant,a avec une gamme optique toujours plus riche et souvent très convaincante. Il fallait juste un boitier fort pour relancer l’écosystème. Et ce pourrait-être lui : l’OM-D, une nouvelle gamme se réclamant ouvertement de l’héritage OM, la gamme reflex (ironie du destin ?) mythique d’Olympus qui fête ses 40 ans. Et qui vise le haut du panier. Le premier modèle, baptisé E-M5, a en tout cas été pensé pour.

Olympus a inclut  son dernier bébé de tout ce qu’il se fait de mieux se poser au top du Micro 4/3, voire des hybrides : à l’intérieur, nous retrouvons un capteur 16MP commun à celui des Panasonic G3 et GX1, apparemment tweaké par Olympus. La gestion de bruit gagnerait deux, voire trois stop par rapport à l’E-P3. La rafale monte également à 9 images par seconde, 4 avec suivi AF.

Les choses sérieuses débutent avec un nouveau système AF qu’Olympus annonce en toute simplicité comme “le plus rapide de tous les systèmes à objectifs interchangeables”, c’est à dire reflex compris. Rien que cela ! Tout aussi éloquent, le premier système anti-vibration gérant 5 axes de bougé au lieu de 2. Au delà des discours marketing, on sent que la récup’ entre boitiers n’est pas de mise.

Côté vidéo, Olympus propose (enfin) une offre complète : en plus de filmer en 1080p sous diverses vitesses, l’OM-D propose une prise de son en format PCM non compressé, inédite à ce niveau.

Le tout est évidemment enrobé dans un chassis rétro invoquant clairement l’OM 4. Ce dernier est tropicalisé, une première chez les hybrides et ce, malgré un écran Oled orientable tactile. A noter que le flash, le double et la bague d’adaptation dédiés se trouvent eux aussi tropicalisés. Couplé au système anti-poussière à ultra son (toujours le seul vrai système efficace dans son genre) et à un viseur électronique OLED 1.44 millions de points (basé sur le VF-2 – avec un taux de rafraichissement de 120 im/s), il donne à l’OM-D un cachet de mini-baroudeur qui ravira reporters et baroudeurs.

Ce concentré de spécifications placent l’OM-D en haut du panier hybride, aux côtés du Sony NEX-7. Son tarif ne ment d’ailleurs pas : le boitier nu sera vendu 1000€.

Deux optiques sont annoncées, de même que des accessoires tels qu’un caisson étanche ou un mini flash livré en série.

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- A retenir :

  • Look inspiré de l’OM 4
  • Capteur 16MP cousin des G3/GX1
  • Mode vidéo avec son non compressé
  • AF annoncé ultra rapide
  • Boitier tropicalisé

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- Nos premiers avis :

Malgré les fuites depuis des semaines, cet OM-D E-M5 fait toujours impression. Alors qu’Olympus a plus fait parler d’eux au travers de scandales internes, voici un appareil aussi retro qu’ambitieux. Une association de concepts qui rappelle la gamme X de Fuji. Nous reprochions aux boitiers Micro 4/3 de se montrer dramatiquement conservateurs depuis un an, voici de quoi faire bouger la fourmilière, à l’heure où la course aux hybrides prend un tournant décisif.

En regardant les spécifications de l’E-M5, premier modèle de l’appellation OM-D, on ne peut qu’être satisfait : tout semble répondre présent ! Un appareil nerveux, solide, doté d’une stabilisation améliorée, d’un combo écran + viseur OLED. Restent trois points cruciaux à vérifier lors de la prise en main :

  • La qualité effective  des images sorties de ce capteur 16MP déjà connu, mais couplé à une électronique inédite. La gestion des basses lumières, point faible traditionnel des Micro 4/3 seront également à vérifier.
  • L’auto-focus, tellement (sur)vendu : on sait que l’appellation “plus rapide du monde” ne vaut pas grand chose sans une batterie de tests. L’E-P3 avait ainsi fait bonne figure dans des conditions lumineuses faciles, mais s’écroulait autrement.
  • La vidéo, dont le 1080p ne serait accessible en mpeg et non en AVCHD (?)

En créant une nouvelle gamme clairement plus orientée experts et pros, Olympus n’a pas le droit de se rater, on n’invoque pas gratuitement un nom aussi mythique qu’OM. Côté design en tout cas, le revival est très réussi. Malgré des lignes parfois un peu trop torturées, l’E-M5 a fier allure et se révèle plus compact qu’on ne l’aurait pensé. Le voici ici face à ses principaux camarades et concurrents :

Images : KTF Design

C’est d’autant plus admirable que cet appareil est tropicalisé, tout en étant doté d’un écran orientable ! On reconnaît ici l’expertise d’Olympus, qui a toujours fabriqué des appareils (compacts argentiques, reflex numériques, optiques) bien équipés contre l’extérieur. Sur le papier, l’OM-D se présente comme l’un des plus beaux hybrides jamais crées en terme de fiche technique et de design, aux côtés du NEX-7 et du Fuji X-Pro1. Si le Sony a passé le test du réel haut la main, il nous reste et nous tarde de voir ce que les deux boitiers faussement passéistes de Fuji et Olympus ont dans le ventre et si leur ramage se rapportera à leur plumage.

En tout cas, cet OM-D fait très envie et devrait, malgré son tarif élevé, ravir les fans de Micro 4/3, d’Olympus et même d’hybrides en général, qui vivent des mois passionnants.

Nous prendrons en main l’appareil durant la matinée et vous fournirons plus de ressentis…

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- Update : première prise en main

Nous étions conviés ce matin à la conférence Olympus pour prendre en main un prototype d’OM-D E-M5, le seul actuellement en France aujourd’hui. Voici nos impressions :

Le premier OM-D (ici accompagné du 12mm f/2.0) se révèle beaucoup plus compact qu’il n’y paraît. Pensez à un E-P3 un peu plus fin, avec un pentaprisme.

Le boitier se révèle très dense en main : compact mais assez lourd.

Les matériaux utilisés respirent la solidité.

A noter que pentaprisme et la griffe flash ajoutent vraiment en hauteur. Question de goût…

Les touches sont clairement saillantes avec une course assez longue, un bon point pour les manipulations à la volée. Certaines sont cependant mal placées et difficilement accessibles.

L’écran arrière, OLED et orientable, se comportait bien. Le mécanisme de déploiement est similaire à celui des NEX, les charnières semblent plus solides.

En parlant du NEX… Voici le 5N ! On notera la différence de rapport entre boitier et monture.

Ici côte à côte.

De face : le 5N reste le champion côté taille, mais l’OM-D n’est pas vraiment pas un géant à côté.

De dos, notez que l’OM-D semble plus épais mais à cause de son carter écran, bien moins fin que celui du NEX.

Bon point pour le viseur de l’OM-D : il se dégage de l’écran, les gros nez diront merci :)

Avec son frère le PEN, affublé du viseur électronique VF-2. Le viseur de l’OM-D reprend la même technologie, mais double la fréquence de 60 à 120 im/s.

Avantage du VF-2 : comme tous les viseurs optionnels, il est orientable à 90°.

D’un autre côté, l’OM-D a son écran arrière, pour cela…

NEX 5N, OM-D E-M5, Pen E-P3.

Vus de haut : la poignée du NEX reste la plus confortable, mais le grip optionnel de l’OM-D devrait arranger les choses. En attendant, ce dernier possède un “repose pouce” extrêmement agréable pour la prise en main.

Un célèbre technophile pose pour nous avec le boitier, qui paraît soudain tout petit…

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- Tarif et disponibilité de l’Olympus OM-D E-M5 :

L’Olympus OM-D E-M5 sera disponible en Noir ou Silver au mois Avril 2012, pour un tarif de 999€

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- Galerie haute résolution de l’Olympus OM-D E-M5 :

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+ Retrouvez toutes les spécifications les avis de l’Olympus OM-D E-M5 dans le Wiki Lense