Comment une photo devient la plus chère ? Qui prend cette décision ? Sur The Most Expensive Picture, chacun est libre de pousser le concept un peu plus loin, un dollar à la fois.

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Les années passent et Internet reste le terreau parfait de ces projets un peu fous, mêlant happening et argent. Nous nous souvenons tous de la fameuse millions dollar homepage, qui permettait d’acheter un pixel de visibilité pour un dollar.

Le but du jeu sur The Most Expensive Picture (la photo la plus chère) part d’un principe simple, qui monte rapidement en crescendo. Partant d’une mise à prix d’un dollar, n’importe quelle photo peut occuper la page du site. L’unique condition pour détrôner le cliché affiché avec le sien consiste à miser un dollar de plus sur le prix indiqué. Ainsi de suite la photo la plus chère change régulièrement d’apparence et prend de plus en plus de valeur, reléguant alors les précédents clichés dans la catégorie Archive.

Un concept artistique rigolo qui voit s’enchaîner un large éventail de style de photos. Capturés sur Iphone ou avec un Reflex, prises sur le vif ou allègrement retravaillées – avec son lot de chats et de paysages, soyez rassurés – en passant par des clichés minimalistes voire absurdes, comme cette magnifique photo d’Elliot buvant un milkshake un peu salement, pour un montant de 103$. Fascinant.

Ou alors la photo à 23$, sobrement intitulée :

Selon Sebas­tian Stadler, photographe professionnel et l’un des concepteurs du projet, l’intégralité des fonds doivent servir à la création et l’édition d’un recueil regroupant les 300 premiers clichés. Une belle façon de redonner du poids à l’idée de l’investissement dans une oeuvre artistique dans une ère entièrement tournée vers le “tout gratuit, tout automatique”.

Petite sélection de nos clichés préférés (le reste à découvrir sur le site) :

Sachant que ce type de site offre une certaine visibilité aux photographes, jusque combien de dollars seriez-vous prêts à payer pour être visible ?

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+ Le site The Most Expensive Picture
+ Le twitter du projet TMEP
+ Le site de Sebastian Stadler