Dans les archives du musée de Brooklyn, les photos prises par Joseph Hawkes durant l’Exposition Universelle parisienne de 1900 ont été recolorisées pour un rendu tout droit sorti d’aquarelles. Visite guidée dans le temps.

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Dans les vues aériennes recolorisées par William Henry Goodyear, Paris prend des airs de ville tout droit sorti d’un pur fantasme, celui de l’oeil étranger exagérément admiratif devant la Ville Lumière. Le regard se perd, complètement désorienté entre les éléments réels à peine retouchés et ceux complètement refaits par les techniques de colorisation de l’époque.

Si Paris est souvent qualifiée de ville-musée, on peut ici parler de ville-carte postale. Couplée avec les attractions de l’Exposition Universelle de 1900, cette colorisation semble présenter un Paris sorti d’une autre réalité.

Certains monuments comme la Tour Eiffel gagne en cachet. Par instants la rouille et la saleté disparaissent au profit d’un rendu ocre jaune très doux, davantage proche de l’or que du matériau originel en fonte. Toujours dans cette idée de vendre du rêve plein les yeux.

La série est très longue, colorisé à outrance, un pied dans un imaginaire avec les nombreux bâtiments du Vieux Paris et ceux rénovés pour l’exposition. Pêle-mêle, nous vous livrons quelques clichés de bâtiments (intérieurs et extérieurs) et de badauds de l’époque complètement dépaysants.

Le reste est à dévorer par ici.

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