Le voici enfin, l’hybride à la sauce Canon ! L’EOS M a été annoncé ce matin, avec enfin des réponses du leader de la photo sur le segment hybride, mais aussi toutes les questions que ce nouvel appareil (gamme ?) soulève. Voici nos premières impressions et analyses sur la bête !

 

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- Le Pitch :

C’était devenu une blague, avec Canon. A chaque présentation, déjeuner, press tour : ils nous accueillaient, nous les médias et ils savaient. Ils savaient que nous allions leur poser la question traditionnelle, presque après “bonjour, comment allez vous ?”. “Et alors, il est pour quand, votre hybride ?”

Entre sourires de façades et poker face, les représentants de Canon ont ainsi enduré cette question durant deux bonnes années. Et puis, la semaine dernière, ils nous ont invité dans leur plus belle salle de réunion et là, ils pouvaient enfin sourire : vous voulez un hybride ? Le voici et il s’appelle EOS M.

L’appellation elle-même répond à une question importante : en gardant le terme “EOS”, Canon confirme une affiliation à sa célèbre gamme reflex. Le “M” est d’ailleurs marketé comme un mini EOS destiné aux photographes encore un peu réticents aux reflex, mais qui pourraient y passer plus tard. Qu’offre donc ce nouveau boitier ? Le pitch est plutôt simple :

L’EOS M est un baby EOS 650D (lire notre test ici), avec un design proche d’un gros PowerShot. A l’intérieur, vous retrouverez ainsi le trio du dernier reflex maison : capteur APS-C CMOS 18MP, Processeur Digic V, Module AF Hybride optimisé pour la vidéo (mode vidéo présent au complet). Autre élément important, l’écran. Également repris du 650D, il offre une expérience tactile capacitive. L’expérience se montre agréable, avec des menus très complets et du “Point & Shoot” comme nous le voulions. Dommage cependant qu’il ne soit pas articulé, quand c’est devenu la norme partout ailleurs. A noter également, l’absence de flash intégré, mais la présence d’un griffe compatible avec tous les Speedlight, et d’un flash Speedlight 90EX livré en série.

Le tout se loge dans un boitier plutôt compact : l’EOS M se montre ainsi un peu plus épais, mais plus étroit qu’un Sony NEX F3, et un peu plus gros que le NEX-5N, dont il semble être le concurrent naturel. Son design rond et épuré (35% de boutons en moins que le 650D) mais de finition haut de gamme confirme cette approche grand public qui pourrait se payer un reflex.

A noter enfin que ce nouveau boitier sort avec deux optiques dédiées à sa nouvelle monture EF-M avec juste 18mm de distance de tirage et un diamètre de 58mm, contre 44mm et 65mm pour la monture EF : Un Pancake 22mm f/2.0 (miam) et un 18-55mm IS f/3.5-5.6 (classique). Ces deux optiques offrent la technologique STM pour une mise au point silencieux et fluide en vidéo, de même qu’une nouvelle finition en métal gris foncé, très agréable. Et en attendant que Canon n’étoffe son offre, une bague permettra d’accéder aux montures EF et EF-S. C’est sûrement là que se trouve le plus gros point de vente de l’EOS-M.

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- A retenir :

  • Basé sur l’EOS 650D
  • Positionnement amateur haut de gamme
  • Nouvelle monture, bague adaptatrice pour les optiques EF et EF-S
  • Deux optiques, un flash et une bague d’adaptation pour le lancement
  • 900€ en kit

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- Nos premiers avis :

Enfin ? Enfin ! Après maintenant quelques 3 années d’existence, le segment hybride se voit enfin complété par l’arrivée de Canon, peut-être l’acteur le plus attendu. Pour leur entrée, les rouges offrent un boitier sérieux, mais un message ambigu.

Un boitier sérieux car en se basant sur notre expérience avec l’EOS 650D (lire notre test ici), nous pouvons tabler sur un EOS M de très haute volée dans le segment hybride. Les exemplaires que nous avons pu tester n’étaient clairement définitifs et un test en bonne et due forme viendra confirmer ou infirmer nos propos.

En attendant, seuls les NEX-5N, NEX 7 et OM-D EM-5 rivaliseraient en terme de qualité d’image pure. Il est d’ailleurs intéressant de voir que Canon se positionne comme un rival clair de Sony. Avec un capteur APS-C, un boitier compact grand public mais en finition premium (magnésium et alliage de magnésium), deux optiques dont une pancake et un flash pour le moment séparé mais livré en série, on pense très fort à l’angle d’attaque initial de Sony pour ses NEX.

Une approche qui nous séduit beaucoup plus que celle de Nikon pour ses 1, clairement coupés de la gamme reflex. Canon reste ici dans le giron de la galaxie EOS, avec la pluie d’optiques potentielles comme argument de vente massue. De base, l’EOS M semble donc bien né. Ce qui nous amène à nos interrogations.

Nous savons tous que l’arrivée tardive de Canon sur ce marché tient en majorité à sa crainte de vampiriser sa gamme de reflex. En conservant le capteur APS-C, Canon se lance sérieusement, mais on sent quelques réticences. Lors de nos premiers échanges sur le boitier, son avenir, la possibilité d’une gamme (un boitier low-cost, un boitier expert, des optiques), la réponse fût claire : la priorité de développement chez Canon reste EOS et ses montures EF et EF-S.

Si nous en doutons fortement, l’EOS M est ainsi présenté comme un “one shot”, destiné à gagner du temps et occuper certains marchés stratégiques comme le Japon, où les hybrides ont littéralement dévoré les reflex, avec une part de marché de près de 40%, alors interdits à Canon.

Nous avons vu avec Sony que d’excellents boîtiers ne faisaient pas tout et qu’il fallait un réel écosystème pour s’imposer. Canon commettrait une grave erreur, à laisser son EOS M isolé trop longtemps, quand la concurrence ne lâche rien. Sony prépare évidemment des annonces, mais le couple Micro 4/3 Olympus / Panasonic également, de même que Samsung, très agressif sur le marché qu’il vise désormais ouvertement. Reste enfin la question Nikon : son 1, bien que tièdement accueilli, se vend très bien. Une seconde génération pourrait faire très mal, si elle joue à fond la carte du compact.

Au milieu de tout cela, Canon doit absolument embrayer derrière cette annonce. Car si l’EOS M semble un bon boitier haut de gamme, il n’en n’est pas moins attendu. Nous sommes en 2012 et moult appareils et technologies sont déjà sorties, des gammes complètes se sont créées. L’offre de Canon n’a rien d’extraordinaire comparée à la concurrence pour le moment, surtout vu le tarif demandé : l’EOS M démarre en effet à 900€ en kit, soit plus haut que tous ses concurrents naturels. Nous verrons le prix réel pratique en Septembre, mais c’est pour le moment cher payé, vu l’offre disponible ailleurs.

Nous sommes persuadés qu’avec un nom aussi reconnu du grand public qu’EOS, un pont avec les optiques EF/EF-S et une gamme soutenue, Canon pourrait s’imposer sur le marché. Si l’EOS M reste un coup isolé, d’occupation de terrain en attendant l’année prochaine pour d’autres annonces, la concurrence pourrait reprendre le large dans l’intervalle. La base de l’EOS M est bonne. Il ne tient qu’à la marque Rouge de décider s’il y a urgence ou non d’investir, bonifier sa gamme. Et dominer ce marché.

En attendant, le segment hybride, que nous soutenons depuis le début, possède enfin sa photo de famille complète et sa légitimité : les revendeurs grand public, nerf de guerre du secteur, la mettront enfin en valeur dans les rayon, maintenant que les poids lourds Canon et Nikon sont présents. Vivement la suite, à la Photokina !

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- Tarif et disponibilité du Canon EOS M :

  • Le Canon EOS M sera disponible en kit avec le 18-55mm IS STM mi-Septembre au tarif de 899€ TTC
  • Le Canon EOS M sera disponible en double kit avec le 18-55mm IS STM et le 22mm STM début Octobre au tarif de 1099€ TTC
  • Selon les offres, quatre coloris seront disponibles : Noir, Blanc, Gris, Rouge.
  • Le flash Speedlight 90EX, livré en série, sera disponible pour 179€ TTC
  • La bague d’adaptation sera disponible au tarif de 179€ TTC

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- Images haute résolution du Canon EOS M :

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