Longtemps attendue, l’incursion d’un “vrai” système d’exploitation dans un “vrai” appareil photo est enfin en marche. Après Panasonic et Polaroid, Nikon vient de se lancer dans le bain, avec un S800c qui compte sur son zoom x10 pour se démarquer des smartphones, ses nouveaux meilleurs ennemis…

Voici nos premiers avis sur le premier appareil d’une nouvelle espèce, qui pose beaucoup de questions !

 

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- Le Pitch :

La rencontre entre les appareils photos et le monde ouvert des OS nomades (Android, iOS, Windows Phone, BlackBerry…) est inévitable. C’est pour nous une évolution excitante, tant le software reste une zone de conquête et de potentiel presque infinie.

Après des mois (années) de réflexion et d’hésitations, les constructeurs se sont lancés et ce S800c de Nikon représente le premier vrai “hybride” (il va falloir que nous fassions attention à notre lexique maison) du genre. Panasonic et Polaroid s’étaient en effet lancé, mais avec des appareils un poil plus limités.

Nous nous retrouvons ici avec un squelette de compact classique et sérieux : capteur CMOS rétro éclairé 16MP, vidéo 1080p, rafale de 8 images par secondes… Le tout couronné par un zoom qui fera la différence principale avec les smarphones : à 25-250mm (ouverture non communiqué), le S800c s’offre un x10 qui pèse dans la fiche de spécifications.

Pour le reste, nous retrouvons Android (… version 2.3, nous y reviendrons) qui ouvre le S800c à toutes les applications Google Play, dont évidemment Instagram. Est-ce une révolution ? Pas encore. Même Nikon semble se lancer sans vraiment savoir ce qui l’attend au tournant. Ce S800c se pose évidemment en premier d’une gamme d’appareils “connectés”, en attendant de voir également quelles pistes proposeront les autres constructeurs d’appareils photo… Et de smartphones.

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- A retenir :

  • Capteur CMOS BSI 16MP
  • Zoom x10 25-250mm
  • Android 2.3, compatible Google Play
  • Ecran 3,5 pouces capacitif OLED

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- Nos premiers avis :

Rarement le terme “premiers avis” n’a si bien porté son nom. Le S800c annonce une telle révolution (ou bide) qu’il est difficile de ne parler que de lui et non du mariage photo/connectivité. Concentrons-nous sur le S800c.

L’appareil lui-même ressemble à un compact milieu de gamme, avec une finition honnête sans plus, un encombrement classique et donc, ce grand écran tactile. Il conserve également des touches matérielles, comme le déclencheur, même si un appui sur ce dernier ne lance pas l’appareil photo… Il faut lancer l’app ! Ce genre de petites erreurs ergonomiques montrent que Nikon est encore nouveau dans ce territoire nouveau.

Si l’appareil semble bien fonctionner et que la présence des apps de retouche et de partage propres à Android sur l’écran se montre excitante, de nombreuses questions se posent, notamment sur les choix hardware/software.

Ainsi, la version d’Android n’est pas la 4.1 (dernière en date), mais une antédiluvienne 2.3, avec aucun projet de mise à jour ! Nikon justifie ce choix pour animer le S800c avec un processeur économe, en plus du Expeed C2 qui équipe les compacts de la gamme. Nos confrères sur Journal du Geek ont rapidement benchmarké le S800c : nous sommes en présence d’un processeur Mono-Coeur deux fois moins puissant que le Samsung Nexus S, sorti il y a plus de deux ans, quand le Galaxy S3 est déjà disponible et autrement plus puissant.

Mais la démarche de Nikon est justifiable : à  379€, le S800c est déjà très cher pour un compact, mais à des années lumières des 600€ demandés pour un smartphone haut de gamme et dernière génération. Ce choix porte cependant une ombre sur la pérennité du S800c. Sachant qu’avec le temps, de moins en moins d’apps seront compatibles avec les anciennes versions d’Android telle cette 2.3, le principal intérêt du S800c (l’accès aux apps) n’est-il pas déjà quelque peu remis en cause ?

Autre point crucial, la connectivité. Le combo Wifi / Navigateur Internet / Bluetooth place le S800c en tête de peloton des appareils photo connectés. Mais il lui manque cette fameuse puce GSM/3G qui rend les smartphones si puissants pour le partage. Nikon promet une app pour coupler facilement son compact à un smartphone en 3G, mais ce “bricolage” met en lumière ce qui est peut-être notre vrai désir : un smartphone doté d’une partie photo/vidéo puissante, plus qu’un appareil photo doté de quelques options de connectivité.

Sans association avec un fabriquant de smartphone, les pure players tels Nikon, ou potentiellement Canon, Olympus, Pentax ou Fuji se trouvent handicapés dans ce nouveau marché, quand les constructeurs à double casquette tels que Sony (CyberShot + Xperia), Samsung (Smart Camera + Galaxy) ou dans une moindre mesure Panasonic (qui a déjà lancé un Lumix Phone) semblent tenir les atouts en main.

Mince, nous nous éloignons, retour à ce S800c. En l’état, ce compact peut se montrer intéressant pour les fans de partage, frustrés par les performances de leurs smartphones : meilleur capteur et zoom feront des heureux. Ces heureux seront certainement des early adopters, sachant pertinemment qu’ils vont ajouter un autre appareil et 379€ à leur smartphone, supplément qui annonce déjà des solutions beaucoup plus complètes et “up to date” dans un avenir proche.

Au delà du S800c, nous applaudissons surtout Nikon pour se lancer dans cette nouvelle voie qui, nous ne le dirons jamais assez, offre un potentiel absolument gigantesque, peut-être le plus grand bond de la photo depuis le numérique.

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- Tarif et disponibilité du Nikon S800c :

Le Nikon S800c sera disponible le 27 Septembre 2012 au tarif de 379€ TTC

Deux coloris : blanc et noir

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- Images haute résolution du Nikon S800c :

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