Nikon affronte actuellement une crise autour de son boitier vedette, le D600 (fiche).

Ce dernier fait face à quelques soucis d’accumulation de poussière et de particules… Qui font tâche, sur un tel boitier. Voici notre résumé de l’affaire, pas encore classée.

Montage photoshop cumulant les 20 capteurs des D600 de Lens Rental. Seules sont visibles les plus grosses poussières. (image : Lens Rental)

L’affaire est partie Lens Rental, célèbre société de location de matériel photo, très active sur le net. Roger Cicala, de la société, a été très étonné de retrouver ses 20 exemplaires du D600 avec le même problème : de la poussière s’accumulant dans la partie supérieure gauche de l’image.

“Normalement, un appareil sur quatre nécessite un nettoyage du capteur après une location. C’était le cas de tous nos D600.”

L’affaire, reprise par la plupart des sites anglophones, prend de l’ampleur et une vidéo time-lapse de Kyle Clements montrant l’accumulation anormale de particules fait le tour du web.

DP Review, sûrement le site le plus respecté du milieu, abonde en ce sens, expliquant même que les tâches pourraient aussi être de l’huile, puisqu’un simple nettoyage “à sec” ne retire pas toutes les particules. Alors que les pistes avancent (le problème s’arrangerait au après quelques milliers de shoots), Nikon reste longtemps silencieux, ce qui n’est jamais bon signe.

e constructeur se fendra d’un début de réponse au site Imaging Ressource, réponse que l’on qualifiera poliment de générique :

“Les mesures pour réduire l’amoncellement de poussière ou autre matière externe sont optimisées pour chaque modèle. Le mécanisme interne de réduction de poussière varie ainsi avec chaque modèle. Si l’accumulation de poussière ou autre matériaux devient gênante, nous encourageons les clients à contacter leur centre technique Nikon le plus proche.”

En attendant, les pistes avancent. Initialement, Lens Rental pensait qu’un espace derrière le rideau de l’obturateur laissait passer l’air, devenant ainsi une sorte de pompe à chaque ouverture / fermeture de ce dernier.

Petapixel diffuse alors les tests du photographe Daniel Gaworski, montrant une autre source possible de débris : des rayures sur le rideau lui-même :

Des photographes Taiwanais découvrent eux des traces d’usure dans la cage à miroir, traces qui pourraient être la source des débris.

On comprend vite : autant de pistes et de défauts rendent la réponse pour le moins minimaliste et sibylline de Nikon très insuffisante. Alors que notre test du D600 arrive sous peu, nous vous conseillons de bien vous renseigner avant d’acquérir un D600, ou tout du moins l’un des premiers exemplaires. Le même genre de désagrément avait été repéré sur le D800.

En attendant, Lens Rental, qui a découvert en premier ces soucis, donne des signes encourageant : avec le temps, le problème s’atténue. Observation corroborée par plusieurs sources, parlant souvent d’une barre des 3000 prises de vue.

Compilation des capteurs des D600 de Lens Rental, après 3000 prises de vue (image : Lens Rental)

Le Dustgate avance donc, mais Nikon reste plutôt silencieux à son sujet. Un peu limite, pour un boitier d’un tel prix et précédé d’une telle attente…