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    WEC #25 : Night Fever !

    Sachant que vous allez tous vous précipiter pour venir aux Nuits Sonores à Lyon, je me suis dit qu’un petit entrainement ne ferait de mal à personne.

    Que diriez-vous d’un Week End Contest pour ça ?

    Ce 25ème WEC aura donc pour thème “Night Fever“. Faites péter les projecteurs et la boule à facettes !

    contest_33

    Les soumissions de photos se feront en allant cliquer sur la bannière prévue à cet effet, et en uploadant votre photo sur notre serveur. Une seule photo par participant, la dernière uploadée sera celle prise en compte par le jury.

    Les photos seront donc à envoyer dernier délai le mercredi 06 mai 2009.

    Guides

    IMPROVE : De l’intérêt du triple tri

    Allez, avant de vous laisser partir en long week end parlons utile, parlons tri sélectif de photos.

    Rien d’écologique la dedans, mais bien une partie importante et moins visible de l’activité de photographe. En parlant avec diverses personnes de niveaux et d’envies différentes, j’en suis souvent revenu à cette fameuse histoire de tri de photos… Pourquoi, comment ? Voici ma méthode personnelle, développée avec le temps et les discussions !

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    moaaar space !

    //KEEPERS
    Pour vous donner une idée, mon dossier photo, qui s’étale sur plus de 11 ans, pèse environ 170 Go. Comparé à beaucoup de mes collègues, c’est vraiment très léger et pourtant, je shoote très régulièrement. Pourquoi si peu d’images, surtout que mes derniers RAW pèsent 25Mo et que mes fichiers defs tournent vers les 300Mo ? Parce que je trie. Beaucoup.
    Pour vous donner une idée, mon taux de “Keepers” (ces images que l’on garde au final) est le suivant : 10%, 33%, 66%. Que signifie cette série de chiffres ? Eh bien, la série de tri que j’effectue avant de laisser un dossier définitif en archives.

    1. Sur un shoot, je garde environ une image sur 10. L’écran de mon appareil photo est assez indicatif pour vite connaître les photos que je vais garder, les fameux Keepers. Il est important de débuter le tri au plus tôt, pour dégraisser efficacement dans le flux d’images produites.

    2. Lors du déchargement et du post traitement, je garde environ 1/3 des images issues de mon appareil photo. Ici, on jour sur les détails, les bords d’images etc. Le tri est assez drastique ici.

    3. Environ 3 mois plus tard, je rescanne le dossier et effectue un ultime tri à froid : toutes les photos très semblables sur lesquelles j’hésitais, celles qui semblaient avoir du potentiel etc. Avec le recul, on prend des décisions de Keepers plus rapidement et plus sagement. Un dernier tier d’image est alors retiré.

    Voici donc ce que j’appelle le “Triple Tri“. On pourrait ultimement rajouter une 4e couche, à savoir quelles photos je veux publier ou non, mais cela ne change pas la donne essentiel : garder ou non la photo dans son disque dur. Evidemment, ces ratios sont indicatifs et peuvent varier, c’est juste qu’ils reviennent souvent chez moi…
    Maintenant, on pourrait se demander l’intérêt d’un tri si drastique à l’ère du numérique et des gros disques durs. Pourquoi ne pas tout garder ? Pour des raisons évidentes évidemment ;)

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    lightroomLe volume des derniers shoots de beorn

    //LA NARRATION COMME OBJECTIF
    Il est vrai qu’aujourd’hui, avec les systèmes de notation, de tags et les gros disques durs, on peut aisément garder ses images favorites. Je trouve cependant qu’il est très important de trier fortement ses images, pour les raisons suivantes :

    - Shooter moins : Une hygiène de photographe. Car avant même le tri, parlons shoot. Lors du débat argentique /numérique, un argument ressort souvent : l’argentique, de par ses pellicules limitées et payantes, vous oblige à fortement vous concentrer et capturer une, deux prises l’instant magique. Cela se ressent souvent dans une photo ou l’on sent que tout converge vers un impact unique.
    Lorsque l’on shoote en séries ou en rafale, on perd quasi-systématiquement en impact. Et ensuite, on aussi une montagne de photos quasi-similaires, ce qui m’amène à mon second point.

    - Un gain de temps. Shooter moins c’est trier ses opportunités dans sa tête. Une sorte de pré-tri qui vous permettra d’avoir dès le départ un pool de photos valables plus conséquent.

    - Un gain d’espace. Eh oui, les disques 1To ont beau coûter une misère de nos jours, allez donc gérer des catalogue de 15 000 photos dans un Lightroom… En plus de ramer, ce dernier va créer des catalogues gigantesques.

    - Un recul. Faire le tri c’est bien, mais il est important de le faire en plusieurs étapes. A chaud en sortant d’un shooting, on est encore trop dans l’émotionnel et une image est trop facilement attachante. C’est pour cela que le 3e tri, différé de quelques semaines ou mois, permet de revoir à froid son set et de dégager beaucoup plus rapidement ses favoris du reste. C’est souvent le moment de faire la décision entre ces photos de paysage, toutes deux très bonnes, mais clairement double emploi.

    - L’impact. Le point le moins évident mais le plus important pour moi. Lorsque l’on regarde une image, cette dernière à besoin de respirer pour exister. Si dans votre set, vous avez trop d’images, l’impact des Keepers s’en retrouve grandement réduit. Imaginez une exposition où les images seraient collées les unes autres, sans mise en valeur, sans respiration. Dans votre archive, c’est également important. L’idée des “stacks” d’Aperture (le soft d’Apple) illustre bien ce soucis : trop de séries tuent l’impact d’une photo. Faites en l’expérience en checkant des sets sur Internet. Si ces derniers font 30 ou 40 images, les chances sont grandes que vous les visionniez pas en entier, encore moins que vous alliez voir un autre set du même photographe…

    - La narration. Corrollaire du point juste au dessus, la narration. Lorsque je parle de tri avec des photographes, la plupart finit par me demander “mais comment savoir si on a le bon nombre d’images ?” La question est évidemment hautement subjective, mais voici ma méthode. Un set est équilibré lorsque, avec un minimum d’images, le photographe comme le spectateur comprennent l’histoire du set. La logique, l’histoire, le contexte… Il faut que l’on puisse raconter une histoire. Le nombre de photos en découlera alors naturellement…

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    Fin des conseils, n’oubliez pas qu’ils sont personnels (et que je suis assez extrême dans mon genre). Sachez enfin qu’en général, plus on prend de l’expérience en photo et moins on shoote… Il existe bien sûr plein d’avis et des méthodes différentes, je serais ravi de découvrir les votres !

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