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« C’est Beyrouth » : l’effervescence d’une ville en une expo

L’Institut des Cultures d’Islam présente C’est Beyrouth, exposition hommage à une ville meurtrie mais résiliante qui fascine pour son effervescence culturelle. Du 28 mars au 28 juillet. (Photo d’ouverture : © Cha Gonzalez)

L’Institut des cultures d’Islam nous invite à découvrir un parcours photographique passionnant en quête de l’âme de Beyrouth. Seize artistes, vidéastes et photographes, donnent leur vision de cette ville particulière, meurtrie par les guerre mais résiliante, dont l’effervescence attire les voyageurs et les artistes. Une ville où se côtoient les cultures, les croyances et les ambiances dont l’exposition montre toute l’unicité. Un microcosme complexe nous apparaît alors, entre couleurs saturées, soirées underground, amours interdits, culte du corps, joie et nostalgie.

© Vianney Le Caer

L’exposition C’est Beyrouth propose d’entrevoir une société fragilisée par les guerres et une structuration confessionnelle à bout de souffle. Les oeuvres choisies par Sabyl Ghoussoub, commissaire, documentent l’actualité et dressent un portrait de l’ambiance ambivalente de la ville. Elles montrent l’omniprésence de la religion, les conditions de vie des réfugiés palestiniens et syriens comme celles des travailleurs migrants, les discriminations en raison de l’homosexualité, les échappatoires d’une génération désorientée.

© Myriam Boulos

Avec On War And Love vidéo de Fouad Elkoury, le spectateur est directement confronté à ce qui hante l’esprit des Beyrouthins, dont on suit par la suite les tentatives d’évasion autant par un culte du corps libératoire que par des excès nocturnes d’une jeunesse en quête de sens, notamment mis en avant par la série Abandon de Cha Gonzalez. Dalia Khamissy documente, elle, le quotidien des réfugiés alors que Hassan Ammar suit le rituel du tatouage chez les milicien du Hezbollah. Les artistes invitent à découvrir des personnes souvent discriminées dans une société libanaise en constante mutation : des personnes transgenre aux homosexuels, la poursuite de la liberté se fait entre contradictions, fêtes et bonheurs du quotidien. C’est une fresque plurielle que cette exposition nous dévoile, aussi chaotique qu’émouvante.

© Abdouni Mohamad

L’Institut des Cultures d’Islam propose au spectateur un véritable parcours multi-disciplinaire lors de cette exposition. Les arts de la scène nous enchantent avec une interprétation contemporaine et masculine du baladi, une lecture musicale et poétique sur un piano pouvant jouer le quart de ton de la musique orientale, ou encore un DJ set pour plonger dans les nuits électro beyrouthines. Des conférences, des films et des documentaires sont programmés sur le photojournalisme, le multiconfessionnalisme, les initiatives de la société civile, les figures emblématiques du pays…

Du 28 mars au 28 juillet, l’occasion de comprendre les bouleversements et les bouillonnements de la société libanaise.

Source : Institut des Cultures d’Islam

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