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L’Eau au cœur du travail des lauréats du Prix Dahinden 2021

Pendant la Biennale Photoclimat 2021, s’est tenu le prix Une Autre Empreinte – Prix Photo Dahinden autour du thème de l’Eau. Les trois lauréats donnent leur point de vue sur cette ressource précieuse et son avenir. (Photo d’ouverture : © Elsa Leydier)

Lors de Photoclimat 2021, première édition d’une biennale de photographie écologiste à Paris, s’est tenu un prix particulier : le prix Une Autre Empreinte – Prix Photo Dahinden. Alors que le monde bascule après la crise sanitaire, la photographie s’empare des grandes thématiques socio-culturelles et réinvente nos imaginaires d’habitat. Le laboratoire photographique Dahinden souhaite alors jouer son rôle dans cette grande mutation et utiliser l’art comme levier de changement.

© Elsa Leydier

Le Prix Photo Dahinden a recompensé 3 finalistes choisis par un jury d’experts, suite à un appel à candidatures. Le grand gagnant, élu par le vote du public, a été Daesung Lee. Cette année le thème du concours était l’Eau. Les quatre éléments fondamentaux sont le point de départ pour un premier cycle de quatre ans du prix. L’eau prend un sens tout particulier au sein d’un laboratoire photographique : elle y est omniprésente, aussi bien dans les encres utilisées que dans les papiers choisis pour la production des tirages photographiques. L’eau a toujours été source d’inspiration artistique. Aujourd’hui face à la situation écologique et sociale mondiale, elle est devenue un sujet d’étude pour toute une génération de photographes.

Daesung Lee – « Sur le rivage d’une île qui disparaît »

L’île de Ghoramara se situe à l’ouest du delta du Bengale. Suite au réchauffement climatique et à l’élévation du niveau de la mer, son rivage est emporté, petit à petit, à chaque marée. Depuis les années 80, c’est plus de 50% du territoire de l’île qui a disparu et 2/3 de sa population qui a dû fuir. Les 2 000 habitants de l’île sont pour la plupart des paysans ou des pêcheurs. Ils dépendent pour leur subsistance des ressources naturelles. D’ici 20 à 25 ans, le gouvernement indien pourrait décréter l’abandon de l’île. Un plan d’évacuation des habitants vers l’île de Sagar est déjà prêt. Pour autant, ce plan ne prévoit aucune indemnisation qui puisse aider les habitants à refaire leur vie. Daesung Lee nous emmène découvrir cette crise humanitaire et environnementale emblématique de ce qui pourrait frapper bien d’autres territoires autour du globe.

© Daesung Lee
Elsa Leydier – « La couleur de la baie de Rio »

Ce travail est consacré aux eaux de la Baie de Guanabara, contaminées par des taux élevés de métaux lourds, notamment le mercure. Un sujet peu évoqué par les média, afin de ne pas nuire à l’image de la ville de Rio de Janeiro. Elsa Leydier a appliqué une teinture à base de poudre d’indigo sur ses négatifs, où sont exposées des vues du lieu.
Ces images sont nées « de la volonté de présenter un paysage habituellement fantasmé dans une tonalité différente, à travers le prisme d’une histoire s’éloignant de celles que racontent ses représentations habituelles ».

Chow and Lin – « Équivalence – l’empreinte écologique d’un poisson »

Dans « Équivalence – l’empreinte écologique d’un poisson » Chow + Lin examinent l’impact de la pisciculture à travers la courbine de Mandchourie (yellow croaker) qui est le poisson le plus consommé en Chine. Travaillant avec des scientifiques, des experts et des représentants du gouvernement local, Chow + Lin ont traversé quatre villes de la province chinoise de Fujian, pour construire une mosaïque de portraits de petits poissons sauvages nécessaires pour soutenir l’élevage de la courbine.

© Chow and Lin

En avril 2022, une exposition aura lieu dans un showroom Roche Bobois consacrée au grand Lauréat Daesung Lee. « Le rivage de Ghoramara porte les traces d’un monde disparu. Avec le recul du littoral et la disparition de la végétation, c’est un paysage à la beauté étrange qui émerge. J’ai fait le choix de faire poser les habitants sur le rivage ce qui rend la beauté des lieux encore plus irréelle » explique le photographe au sujet de sa série.

Source : Dahinden

 


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