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Les polaroids new-yorkais d’André Kertész et Arne Svenson

La Galerie Miranda expose À ma fenêtre, exposition de polaroids new-yorkais d’André Kertész et Arne Svenson. (Photo d’ouverture : © Arne Svenson)

La Galerie Miranda, 21 rue du Château d’Eau, Paris, organise jusqu’au 16 février une exposition qui met en parallèle les polaroids new-yorkais de deux grands photographes : André Kertész (dont nous vous parlions de son travail pour la revue Art et médecine plus tôt cette semaine) et Arne Svenson.

Les polaroids : la dernière grande série du maître Kertész

A l’âge de 84 ans, en 1978, le photographe André Kertész se retrouve seul dans son appartement de Manhattan, après le décès de son épouse. Pour lui changer les idées, un ami lui apporte un Polaroid SX-70. Ce sera le déclencheur de la dernière grande série du maître de la photographie en noir et blanc : une série de polaroids pris depuis sa fenêtre, donnant sur Washington Square, mais aussi des natures mortes, représentant les scènes de la vie quotidienne de ses voisins. La plupart des photographies sont des mises en scène subtiles et délicates, enrichies d’hommages à la mémoire de sa femme. Grâce à cet appareil, l’artiste se retrouve plongé dans une nouvelle phase créative, stimulant sa passion de l’immédiateté et de la spontanéité du quotidien.

© André Kertész
L’intimité au cœur du bruit dans les clichés d’Arne Svenson

Trente-trois ans plus tard, l’artiste Arne Svenson est également à la fenêtre de son appartement de Manhattan. Lui, il observe la rue. Les immeubles en face, les personnages anonymes qui les habitent, comme des acteurs rentrant et sortant de scène. Ce ne sont pas les visages que Svenson cherche avec son objectif, mais plutôt le ballet des corps, des bras, des dos, des gestes presque abstraits dialoguant harmonieusement avec l’architecture environnante. Baptisée Les Voisins, cette série est une ode à la paix et aux moments d’intimité au cœur de l’agitation de la ville.

© Arne Svenson

Deux visions de New York se dressent donc, l’une plus nostalgique et empreintes de souvenirs, propre à un photographe en fin de carrière vivant dans la mélancolie du deuil, l’autre, pleine de vie et de quiétude, plus joyeuse, constellée de détails impudiques et légèrement impertinents. Une exposition qui est une célébration des habitants de la métropole, de ces vies agitées dont on ne peut connaître l’intimité, hormis à travers une fenêtre.

Source : Galerie Miranda

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