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Lense

Quelques jours avec le Nikon D3s.

Ce qui est cool quand on a des potes journalistes High-tech, c’est que parfois ils vous font profiter du tout.
En l’occurence, j’ai eu le droit à un prêt d’un Nikon D3s pour 5 jours. Ma mission ? (Oui Jim, je l’ai accepté) Photographier, et par la suite, donner mes impressions. (et non l’appareil ne s’est pas auto-détruit à la fin du test)
Des petits rappels sur mes habitudes avant de commencer :
– J’ai depuis mes débuts en numérique été chez Nikon. Non pas parce que je trouve ça meilleur, mais parce que l’ergonomie m’a toujours plus convenu.
– Je possède un Nikon D3 depuis un peu plus de 2 ans. (dont je suis toujours ravis) C’est donc la « relève » que je prends en main aujourd’hui.
– Mon jugement avec un appareil de ce tarif (Prix public 4.990€) risque d’être sans pitié.
– Je vais surtout m’attaquer à l’utilisation de l’appareil dans son extrème où il est supposé être à l’aise : le bruit, la nuit.
– Et vérifier si le phénomène ennuyeux du D3/D700 est toujours là : la teinte jaune omniprésente dans les visages des gens lors des montées en isos.

Ce qui est cool quand on a des potes journalistes High-tech, c’est que parfois ils vous font profiter du tout.

En l’occurrence, j’ai eu le droit au prêt d’un Nikon D3s pour 5 jours. Ma mission ? (Oui Jim, je l’ai accepté) Photographier, et par la suite, donner mes impressions. (et non l’appareil ne s’est pas auto-détruit à la fin du test)

//  Petits rappels sur mes habitudes avant de commencer :

– J’ai depuis mes débuts en numérique été chez Nikon. Non pas parce que je trouve ça meilleur, mais parce que l’ergonomie m’a toujours plus convenu.
– Je possède un Nikon D3 depuis un peu plus de 2 ans. (dont je suis toujours ravis) C’est donc la « relève » que je prends en main aujourd’hui.
– Mon jugement avec un appareil de ce tarif (Prix public 4.990€) risque d’être sans pitié.
– Je vais surtout m’attaquer à l’utilisation de l’appareil dans son extrême où il est supposé être à l’aise : le bruit, la nuit.
– Et vérifier si le phénomène ennuyeux du D3/D700 est toujours là : la teinte jaune omniprésente dans les visages des gens lors des montées en isos.
Aucune image ne sera retouchée.

// Les premiers instants, la prise en main.

Je retrouve mes marques, un gros boîtier imposant, avec une franche impression de solidité. On a vraiment l’impression qu’on ne peut casser le boîtier, c’est très robuste, et ça tient extrêmement bien dans la main. Les possesseurs de D300/D700 ne se sentiront pas perdus, le feeling est le même, en mieux.

On sent que ce boîtier est conçu pour photographier par tous les temps, en toutes circonstances. Premier point noir qui peut déjà rebuter beaucoup de personnes, boîtier nu avec batterie, il pèse quand même 1400 Gr. Vous ajoutez à ça un 24-70mm f2,8 qui fait 1040 Gr, et un flash cobra sb900 qui fait lui 525gr, vous arrivez à un peu plus de 2,9 Kilos… Une journée de reportage avec ça et vos avant-bras vont décupler de taille.

Tiens, justement le flash cobra… Sur le papier, il est merveilleux ce d3s, avec un tel appareil on pourrait se passer de toute lumière additionnelle, car il monte jusqu’à 102400 Isos. On s’en doute bien, un résultat dans les isos extrèmes d’un appareil n’est jamais fort plaisant. Mais si déjà il arrive à sortir des fichiers en 6400 isos plus propre et fin que ceux d’un D700/D3 (rappel : le d700 porte le même capteur que le d3), cela sera déjà une belle avancée. En reportage, ces sensibilités ont parfois un intérêt, là où le flash cobra est inutilisable car gênerait trop de personnes, ou bien dans les endroits où on veut garder une lumière d’ambiance sans en rajouter avec le flash. Cela m’est régulièrement arrivé en milieu professionnel d’être félicité par beaucoup de gens pour ma discrétion grâce au D3 : pas besoin de flash.

Je vais donc embarquer ce joujou dans un reportage backstage sur un shoot photo, et pour faire quelques prises de vue test de nuit… sans trépied.

// Après première utilisation – backstage d’un shoot de lingerie. (non, vous n’en verrez que des détails, petits coquins)

[1/200ème – f7.1 – iso 12800] – (plus haute résolution)

Si vous venez de l’école argentique, vous vous rappelez certainement qu’on a toujours bien fait avec le 3200 isos (à la pellicule) en reportage durant des dizaines et des dizaines d’années. (voir du 400 isos pour beaucoup)
Maintenant, je pense qu’on a enfin passé un VRAI cap avec ce capteur, et qu’on a fait un réel progrès dans le domaine.

[1/100ème – f7.1 – iso 6400] – (plus haute résolution)

Pensez-y, habituellement quand on avait une plage d’iso limitée, on était obligé de travailler dans des vitesses lentes et avec une ouverture de diaphragme quasi constamment au maximum. Ce qui donnait souvent des images floues dut au fait qu’après quelques heures de reportage, on était fatigué et les bras commençaient doucement à trembler, ou tout simplement parce que les sujets « vivaient ». Maintenant, on peut travailler à 12800 isos de manière propre (j’insiste), à 1/125ème et avec une profondeur de champ bien honorable pour saisir toute la scène. Alors oui, c’est pas tout le temps qu’on a besoin de ces réglages là, heureusement d’ailleurs. Mais, en reportage, en intérieur, c’est un gain de confort vraiment non-négligeable. Je me suis trimballé toute l’après-midi avec ces trois valeurs isos (3200/6400/12800) et je n’ai absolument rien à déplorer au niveau de la qualité des images, du piqué, et même de ce problème qui faisait jaunir les peaux lors des photos prises en lumière artificielle.

[1/160ème – f7.1 – 3200iso] – (plus haute résolution)

Bien entendu, on parle ici de matériel de haut vol, on se doutait que la qualité d’image allait être fantastique pour du 24×36 numérique. Le reste n’est pas délaissé, ce n’est pas juste un boitier solide avec un bon capteur. L’ergonomie globale est toujours super bien pensée, avec un mode liveview plus accessible (pour le besoin de la vidéo rapidement mise en place), les menus bien programmés, la prise de vue peut être toujours rapide car tous les réglages tombent sous la main. Aussi, le mode de déclenchement silencieux « Q » (pour Quiet) est un gain appréciable en terme de bruit, même si il m’a offert la désagréable impression de déclencher à une vitesse très lente (au bruit), mais cela n’était qu’une impression.

L’évolution du capteur est vraiment très appréciable, je comprends pourquoi Nikon est resté en 12Mégapixels. Cela suffit amplement. Non seulement ça profite au bruit, mais pour rappel, avec un 12MP on peut tirer des 40x60cm tout à fait propre, bien suffisant pour des expos. 😉

// Deuxième partie : Le bruit, la nuit.

Oh que oui, c’est un extrême que peu d’appareils aiment. Alors oui, en général quand on part faire des photos la nuit, on prend un trépied avec soi car on sait que nos photos vont ressembler à une bouillie de pixels si on laisse les capteurs s’éclater à monter en iso. Mais, il est vraiment difficile de ne pas être curieux de voir à quoi peut ressembler des haut-isos la nuit. Je vous préviens, c’est le moment geek-o-photo.

J’ai fait quelque photos à peu près identiques (à la va-vite, désolé) pour comparer la quantité de bruit/piqué le D3 (donc le même capteur que le d700) avec le d3s. En voici quelques zooms :

Alors c’est un zoom à 100% que j’ai fait, dans un coin, et le tout était à main levée en condition bien affreuse pour n’importe quel capteur. En voyant les images, vous en tirerez vous-même les conclusions du progrès.

Tout d’abord, à 6400 isos :


Nikon D3 – (Plus haute résolution)


Nikon D3s – (Plus haute résolution)

A 12800 isos :


Nikon D3 – (Plus haute résolution)


Nikon D3s – (Plus haute résolution)

Et à 25600 Isos


Nikon D3 – (plus haute résolution)


Nikon D3s – (plus haute résolution)

Un petit extra à 102400 isos pour voir comme c’est beauuuu :


Nikon D3s – (plus haute résolution)

// Conclusion

En gros, c’est un appareil haut de gamme qui sort de très bonnes images et qui sera fort utile à des photographes ayant besoin d’appareils parfaitement à l’aise en basse lumière. Je pense à des : photographes sportifs (avoir une image très propre d’action rapide figée à 1/1000ème – f5.6 – 6400isos, certains apprécient sur les stades), des photographes animaliers, des reporters ou peut être encore des astro-photographes ? Bien que pour cette dernière catégorie il existe maintenant un matériel ultra-spécialisé. Pour les autres ? Le d700 et le d3 reste encore d’actualité, la qualité d’image est toujours aussi bonne même 2 à 3 ans après comparé à ce qu’on produit aujourd’hui.

Ensuite, la vidéo, j’ai pu tester un petit peu ce que ça donnait, même à 102400 isos c’est assez propre, exploitable. En revanche je vous fais grâce de la vidéo car je ne m’y suis attardé seulement quelque minutes par curiosité. C’est un domaine que je connais peu, donc il m’est difficile d’en apprécier la qualité ou d’en faire la comparaison.

Personnellement, je resterai avec ce que j’ai, même si l’évolution est ultra-appréciable, elle ne justifie pas -pour mon utilisation- un coup de fil du banquier à la maison. 😉

commentaires

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Il y a 9 ans et 6 mois

Ben moi j’ai un 7D avec une marche à suivre pour éditer un petit article; je suis partant!

http://www.flickr.com/photos/nikopol84200/

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