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Voyage dans le désert au bord du train le plus long du monde

Dans sa nouvelle série, Léo Coulongeat s’est embarqué à bord du train le plus long, le plus lent et le plus lourd au monde à la découverte du désert de Mauritanie. (Photo d’ouverture : © Léo Coulongeat)

Carrefour entre les pays arabes et l’Afrique Sub-Saharienne, la Mauritanie est une terre de métissage. Le baroudeur du désert Léo Coulongeat, dont nous vous avons déjà présenté le travail ici, est donc parti dans cette région particulière pour poursuivre sa quête. Ici, il s’est embarqué au bord dans le train le plus long, le plus lourd et le plus lent au monde, le Douira.

© Léo Coulongeat

Le périple est avant tout une épreuve physique, compte tenu de la chaleur oppressante de cette région géographique au 99% désertique. Un voyage de 20h sous une température approchant les 45 degrés en pleine journée. Construit dans les années 70 pour acheminer le minerai de fer du Sahara à la côte, le chemin de fer s’étend sur 704 kilomètres. Au fil de ces paysages lunaires, le temps s’écoule placidement jusqu’aux portes du Maroc.

Le long du trajet, le photographe s’arrête et s’aventure au sein de cette nature hostile. Il y découvre des oasis, des lieux conditions de vie extrêmes, mais aussi des habitants accueillants, toujours prêts à servir un thé et des dattes. C’est en séjournant quelques jours auprès des familles locales que Coulongeat rentre en contact avec le véritable mode de vie des habitants du désert.

© Léo Coulongeat

C’est avec une citation de Théodore Monot, explorateur du Sahara, que le photo-reporter commente ce périple : « Ici, nous ne sommes que des hôtes, sans la moindre voix au chapitre, ignorés avec une sereine indifférence, ou provisoirement tolérés : ici, ce n’est pas en notre honneur que fonctionne la machine et nous n’y sommes guère le centre du monde ; il est bon, parfois, de se l’entendre répéter par quelque coin de nature sauvage, vierge, et qui ne ment pas ». Le train, avec sa lenteur et sa pesanteur, est l’incarnation de cette idée de voyage, basée sur l’écoute, la contemplation et l’acceptation des limites humaines.

 

Source : Léo Coulongeat

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