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Honor 8, un P9 en toute humilité ?

L’annonce du partenariat de Huawei avec Leica a fait grand bruit. Une association avant tout technique, Leica validant le cahier des charges du double module optique du P9.  L’allemand apportait ainsi une partie de son prestige au dernier smartphone haut de gamme chinois en y apposant son nom. Le Huawei P9 a été lancé à la mi-2016 à 549 euros.

C’est au tour de Honor de dévoiler son tout nouveau smartphone, lui aussi doté d’un double capteur photo : le Honor 8. Impossible de ne pas faire le lien quand on sait qu’Honor n’est ni plus, ni moins qu’une filiale de Huawei. Une marque fille qui se veut plus abordable en étant essentiellement distribuée via Internet et cible un public jeune.

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Mais doit-on bouder son plaisir si le Honor 8 propose les mêmes performances de prises de vue que le Huawei P9 ? Les mêmes caractéristiques techniques et fonctionnalités photo se retrouvent chez le smartphone d’Honor et celui de Huawei. La logique voudrait donc qu’ils partagent aussi la même qualité d’image. Et si le nom de Leica ne vient pas enrichir la face arrière du premier, c’est le même double capteur Sony IMX286 de 12 millions de pixels épaulé par des modules optiques aux caractéristiques identiques à ceux du P9 (27 mm f/2.2) qui anime la partie photo du Honor 8. Même le double flash LED avec ses deux température d’éclairage est au rendez-vous.

Les similarités entre Honor 8 et P9 ne s’arrêtent pas là puisque le fonctionnement des capteurs reste le même. Un est dédié aux couleurs (RVB), tandis que l’autre ne fonctionne qu’en noir et blanc. Même constat du côté des fonctionnalités. Le Honor 8 hérite du mode post-focus du P9. Baptisé Wide Aperture, il permet au photographe de choisir la zone de point et la profondeur de champ après avoir pris son cliché. Un peu à la manière des appareils plénoptiquess comme les Lytro. Honor ne fait pas l’impasse sur un mode Pro/Expert qui donne la main à l’utilisateur sur la plupart des réglages : sensibilité ISO, AF, mesure d’exposition et correction d’exposition, ouverture, balance des blancs

Petite différence, alors qu’il est possible d’exploiter les résultats du capteur noir et blanc sur le P9, l’Honor 8 ne l’autorise pas pour le moment. Ce capteur dépourvu de filtre couleur se veut plus sensible et n’est là que pour améliorer le résultat final des photos. Espérons que le micrologiciel évolue pour changer tout cela.

A quelques détails près le Honor 8 se hisse (sur le papier) au niveau du P9 en terme de photo. Le tout pour un tarif plus abordable de 399 euros.

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Pour ce tarif, l’utilisateur se retrouve aussi avec un smartphone qui n’a pas à rougir de sa fiche technique ou de son design. Il propose un écran de 5,2 pouces de diagonale d’une définition Full HD (1920×1080 pixels) et une résolution de 423 pop (points par pouce); s’architecture autour d’un processeur octocoeur  (4 cadencés à 2,3 GHz et 4 autres à 1,8 GHz) épaulé par 4 Go de mémoire vive (RAM); embarque le Wi-Fi de dernière génération ac (tout en étant rétrocompatible avec les a,b,g,n), le Bluetooth 4 compatible BLE (Low Energy), adopte la connectique USB-C et s’alimente avec une batterie de 3000 mAh. Avec ses 14,55 x 7,1 x 0,745 mm pour 143 g, le Honor 8 se décline en deux capacités de mémoire (32 Go et 64 Go, extensible via carte mémoire micro SD) et trois coloris : Pearl White (blanc), Sapphire Blue (bleu) et Midnight Black (noir). Une version dorée est prévue pour plus tard. Le design sobre et élégant qui adopte un châssis en métal pris en sandwich entre ses deux faces en verre est très réussi. Loin de ce que l’on pourrai imaginer d’un positionné un cran en-dessous des modèles haut de gamme.

Source : Honor

 

Matériel

Nikon D3400, vers plus de partage

Le Nikon D3400 prend la relève du D3300. Si le nouveau Reflex numérique d’entrée de gamme du constructeur japonais n’apporte pas de grandes nouveautés techniques, il se place sous le signe du partage.

image face Nikon D3400

Le D3400 se présente comme un clone quasi parfait de son prédécesseur : le D3300. Quasi car à la première lecture des spécifications respectives des deux Reflex de Nikon, les deux appareils photo numériques du constructeur japonais se révèlent identiques en tout point. Le tout nouveau D3400 ne se distinguant que par la présence d’une connectivité Bluetooth.

Une toute petite différence à l’origine de la principale nouveauté du boîtier  : l’intégration de SnapBridge. Technologie de communication inaugurée par le D500, annoncé en début d’année lors du CES 2106 à Las Vegas, SnapBridge s’appuie sur une une liaison Bluetooth LE (Low Energy) associé à une application (iOS et Android) pour établir une connexion permanente entre le boîtier et un terminal mobile (smartphone ou tablette). Les images sont alors transférées au fil de l’eau au format JPEG.

Nikon explique le choix de cette technologie en lieu et place de l’habituel Wi-Fi par un souci d’autonomie et économie d’énergie. Le Bluetooth LE se veut beaucoup plus sobre.

image du reflex Nikon D3400

Là où le Nikon D500 permet un transfert des images en pleine définition ou en deux mégapixels, le D3400 doit se contenter de la seconde option.

Autre possibilité offerte par SnapBridge, le contrôle à distance. Fonctionnalité absente du D3400 car elle dépend de la présence du Wi-Fi. Ce qui est possible sur les D5 et D500, est impossible sur le D3400. Dommage de priver un boîtier Reflex grand public d’une fonction aussi ludique que pratique, alors qu’elle est présente sur l’ensemble des produits concurrents.

Avec son D3400, Nikon vise les photographes amateurs qui ne se contentent pas de la qualité offerte par les smartphones mais qui ne veulent pas pour autant faire une croix sur l’ergonomie et la connectivité qu’ils offrent avec les réseaux sociaux pour le partage et la diffusion des photos.

image dos Nikon D3400

Côté technique, le nouveau boîtier Reflex de Nikon reprend, comme nous l’avons déjà souligné, les caractéristiques du D3300. Capteur au format APS-C d’une définition de 24,2 millions de pixels (Nikon assure cependant qu’il s’agit là d’une nouvelle génération, processeur de traitement d’image Expeed 4, autofocus par détection de contraste exploitant 11 collimateurs, sensibilité qui s’étend de sur la plage 100-25600 ISO, viseur optique avec une couverture de 95% et un grossissement de 0,85x, écran LCD fixe non tactile d’une diagonale de 3 pouces (environ 7,5 cm) pour une définition de 921000 points, un mode rafale à 5 images par seconde sur des séquences de 100 clichés en JPEG et 16 en RAW, mode vidéo Full HD (1920×1080 pixels) à 60p.
(Les spécifications complètes du Nikon D3400)

Nikon annonce l’arrivée de son Reflex entrée de gamme pour le 15 septembre 2016 pour 499 euros. Le D3400 sera aussi proposé en kit avec le classique 18-55 mm stabilisé (VR) pour 599 euros.

Source : Nikon France

 

Inspirations

La semaine d’actualités dans l’objectif de Lense : du 8 au 14 août

Trop débordés par vos vacances ? On ne vous oublie pas ! Voici la compilation quotidienne de ce que vous avez peut-être manqué cette semaine. Bonne lecture et bonne semaine à tous !

© chris_lso / Instagram

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Instagram version 90′s

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Trois ans pour un timelapse

 

Capture d'écran de la vidéo "Paradise II", © Matthew Maniego / YouTube

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L’arbre généalogique de Leica aux enchères

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Chronophotographie à vol d’oiseau

xtrait de “Ornithographies” / © Xavi Bou

Et sinon ...

Trois ans pour un timelapse de San Francisco

Impressionnant de précision, il aura fallu trois ans pour que ce timelapse voit le jour.

Capture d'écran de la vidéo "Paradise II", © Matthew Maniego / YouTube

Le réalisateur Matthew Maniego a rendu un bel hommage à San Francisco en réalisant ce timelapse. Il lui aura fallu trois ans pour l’explorer, l’observer, se l’accaparer pleinement afin que sa ville se livre à lui. Pour réaliser cette vidéo de 2 minutes 24, Matthew Maniego a tourné avec un Canon EOS 5D Mark II et un Sony A7S II. Ainsi que trois objectifs : les Canon 16-35mm f/2.8L ll, 50mm f/1.2 L et un 70-200mm f/4 L. Durant ces trois années, le vidéaste a pris également près de 100 000 photos. Le tout aura nécessité six semaines de montage. Et si les teintes et les couleurs des images vous rappellent quelque chose… C’est normal ! Matthew a utilisé des pré-réglages de l’application VSCO. “Paradise II” est des plus beaux timelapse de cette année.

 

 

(via DigitalRev)

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