Login
Adresse email
Mot de passe
Confirmez votre Mot de passe

Lense

Canon EOS R8 Mark II : le plein format compact gagne sa stabilisation capteur

Huit ans après le premier hybride EOS R, Canon dote son boîtier plein format le plus léger d’un stabilisateur mécanique et d’une cadence de 40 images par seconde.

C’est la pièce qui manquait au premier EOS R8 : un stabilisateur mécanique du capteur. Canon comble ce vide avec l’EOS R8 Mark II, un hybride plein format qui reprend la philosophie de son prédécesseur, à savoir un capteur 24 × 36 dans un gabarit proche de celui d’un hybride APS-C, mais qui gagne au passage de quoi photographier à main levée dans de bien meilleures conditions. Le boîtier vient se glisser entre le R8 de première génération et la série R6, à destination des passionnés qui connaissent déjà le terrain et cherchent une porte d’entrée compacte vers le plein format.

Depuis le lancement du premier EOS R en 2018, le constructeur a mis sur le marché vingt-deux appareils de la gamme, adossés à un écosystème RF qui compte aujourd’hui soixante-deux objectifs. Canon annonce par ailleurs avoir dépassé les 170 millions d’objectifs vendus toutes montures confondues.

L’IBIS, la vraie nouveauté de cette deuxième génération

Le premier R8 était dépourvu de stabilisation mécanique, un manque qui pesait lourd dès que la lumière baissait ou qu’il fallait shooter à main levée. Cette fois, l’IBIS est de la partie. Canon annonce une compensation pouvant atteindre 7,5 stops au centre du cadrage et 7 stops en périphérie. La stabilisation est coordonnée entre le décentrement du capteur et le stabilisateur optique de l’objectif quand celui-ci en est équipé.

L’EOS R8 Mark II mesure environ 131,4 × 90,0 × 79,7 mm et affiche 546 g avec batterie et carte mémoire, contre 461 g pour le R8 de première génération, qui reste plus fin et plus léger. Le nouveau venu demeure toutefois nettement plus compact que l’EOS R6 Mark III, lequel pointe à environ 700 g pour un boîtier de 138,4 × 98,4 × 88,4 mm. Le R8 Mark II trouve donc sa place entre les deux, plus épais et plus lourd que le modèle qu’il remplace mais toujours pensé pour le voyage et le reportage.

L’ergonomie a été revue en profondeur. Le boîtier adopte un dessin plus angulaire, un grip plus profond, et surtout deux ajouts absents de la première génération : un joystick multi-contrôleur au dos, qui permet de déplacer directement le collimateur autofocus sans passer par l’écran, et un sélecteur dédié Photo / Vidéo pour basculer directement d’un mode à l’autre, sans détour. Le logement de la carte mémoire bénéficie par ailleurs d’un accès séparé.

Un capteur de 24,2 mégapixels épaulé par le DIGIC X

On retrouve un capteur CMOS plein format de 36,0 × 24,0 mm d’une définition de 24,2 mégapixels du R6 III, associé au processeur DIGIC X. La sensibilité couvre une plage de 100 à 102 400 ISO en photo, extensible de 50 à 204 800 ISO.

 

La réactivité fait clairement partie du cahier des charges. En obturateur électronique, le boîtier grimpe jusqu’à 40 images par seconde en mode H+, 20 vues/s en mode H et 5 vues/s en mode L. En mécanique, la cadence tombe à 6 images par seconde en modes H+ et H, et 3 vues/s en mode L. La mémoire tampon encaisse, avec 190 images JPEG ou 73 fichiers RAW en obturateur électronique. La vitesse d’obturation électronique monte jusqu’à 1/16 000 s. À cela s’ajoute un mode de pré-déclenchement qui conserve jusqu’à 20 images enregistrées dans la demi-seconde précédant l’appui complet sur le déclencheur, de quoi rattraper une action déjà passée au moment du déclenchement.

L’autofocus repose sur le système Dual Pixel CMOS AF II, avec une reconnaissance des sujets qui distingue les personnes (yeux, visage, tête, corps), les animaux (chiens, chats, oiseaux, chevaux) et les véhicules (voitures de course, motos, avions, trains).

Le boîtier propose également une fonction de priorité aux personnes enregistrées, capable de mémoriser jusqu’à dix visages dans l’appareil et jusqu’à cent sur carte mémoire, pour privilégier automatiquement certains sujets lorsque plusieurs personnes sont présentes dans le cadre. Une fonction pensée pour les événements, les mariages ou les scènes sportives.

Vidéo 4K 60p suréchantillonnée et Defocus Transition

L’EOS R8 Mark II reste fidèle à son positionnement hybride photo et vidéo. Il filme en 4K UHD jusqu’à 60p, suréchantillonnée à partir du 6K, et grimpe en Full HD jusqu’à 180 images par seconde pour des ralentis fluides. Les profils Canon Log 3 et HLG sont au rendez-vous pour laisser de la latitude en postproduction, tout comme un mode cinéma au format 2,35:1. En interne, le 4K 59,94p/50p en XF-AVC S YCC422 10 bits grimpe à environ 250 Mbit/s, et la durée d’enregistrement maximale atteint six heures pour les films en moins de 100 images par seconde. Il reste par ailleurs possible d’extraire des images JPEG ou HEIF de 8,3 mégapixels à partir des vidéos 4K UHD.

Canon introduit aussi une fonction baptisée Defocus Transition, qui réalise automatiquement des transitions de mise au point sur simple commande, avec cinq niveaux de flou et dix vitesses de transition. De quoi obtenir des changements de point progressifs sans avoir à manipuler la bague avec précision.

Rendus couleur, Dual Pixel 3D Imaging et personnalisation

Le boîtier met l’accent sur la personnalisation du rendu directement dans l’appareil, avec la compatibilité Canon Look Files (LUT) et seize filtres couleurs dont l’intensité se règle de 0 à 100 %. Deux nouvelles simulations font leur apparition. Le Negative Filmtone réduit le contraste et éclaircit les zones sombres pour un rendu plus doux, tandis que le Positive Filmtone renforce le contraste et creuse les ombres pour une image plus intense.

C’est aussi le premier appareil Canon à intégrer la technologie Dual Pixel 3D Imaging, qui permet de créer des images en relief à partir de fichiers JPEG compatibles via l’application Dual Pixel 3D Converter. Cette dernière sera déjà proposée gratuitement, ses conditions d’utilisation pouvant évoluer par la suite.

Viseur, écran et connectique

Le viseur électronique OLED de 0,39 pouce (environ 1 cm) affiche 2,36 millions de points, avec un taux de rafraîchissement pouvant monter à 120 images par seconde. À l’arrière, l’écran LCD Clear View II de 7,5 cm (3 pouces) est tactile et orientable, avec une définition de 1,62 million de points.

Côté connectivité, le boîtier propose le Wi-Fi bi-bande 2,4 GHz / 5 GHz (IEEE 802.11ac) et le Bluetooth 5.3. Le port USB-C, de type SuperSpeed Plus USB 3.2 Gen 2, autorise des transferts jusqu’à 10 Gbit/s tout en assurant la recharge et l’alimentation directe de l’appareil. On trouve également une sortie micro HDMI de type D, une prise micro externe et une prise casque au format mini-jack 3,5 mm. Le stockage passe par une carte SD/SDHC/SDXC compatible UHS-II et UHS-I.

L’autonomie repose sur la batterie LP-E17, pour environ 340 prises de vue avec l’écran LCD et environ 220 avec le viseur, selon la norme CIPA à 23 °C.

Prix et disponibilité

L’EOS R8 Mark II sera disponible à partir de la mi-octobre 2026, au tarif de 1799,99 € pour le boîtier seul et 2199,99 € pour le kit accompagné de l’objectif RF 24-105 mm f/4-7,1 IS STM. Deux accessoires l’accompagnent : le grip optionnel BG-E2 à 99,99 € et la nouvelle version du flash Speedlite EL-5 à 399,99 €.

Galerie d’images Canon EOS R8 Mark II

 

Source : Canon

 


 

commentaire

Ajouter le vôtre

Laissez un commentaire

Laissez un commentaire

Devenir Lenser