Threads of Time : A Journey Through Silk and Lens
À propos de l’événement
Ce qu'il faut savoir
Lexar et Leica présentent Threads of Time : A Journey Through Silk and Lens à la Leica Gallery Amsterdam, une exposition photographique consacrée au kesi de Suzhou, un artisanat traditionnel chinois de tissage de la soie reconnu pour son processus de fabrication manuel extrêmement minutieux.
Le projet suit Jing Huang, photographe récompensé par Leica, alors qu’il documente le travail de Hao Naiqiang, également connu sous le nom de Jingwei, un jeune artiste spécialisé dans le kesi et dépositaire du savoir-faire traditionnel de Suzhou. À travers l’objectif de Huang, l’exposition capture les personnes, les outils, les textures, les gestes et la discipline silencieuse qui se cachent derrière le kesi. Elle le présente non pas simplement comme un objet patrimonial, mais comme un savoir-faire vivant, façonné par les mains, le temps et la patience.
Un savoir-faire vivant façonné par le temps
Le kesi de Suzhou est l’une des formes les plus complexes du tissage traditionnel chinois de la soie. Contrairement aux textiles imprimés ou brodés, le kesi est réalisé à travers un lent processus de tissage manuel, durant lequel l’artisan travaille fil après fil pour créer des motifs, des couleurs et des textures délicats. Chaque pièce nécessite patience, précision et une connaissance approfondie de la matière.
Pour Jingwei, le kesi n’est pas seulement une technique, mais également une manière de perpétuer la mémoire culturelle à travers une pratique quotidienne. Le savoir-faire ne réside pas uniquement dans l’œuvre en soie achevée, mais également dans les mouvements répétés des mains, les outils, les décisions et la concentration nécessaires avant que la pièce ne soit terminée.
« Ce qui me touche le plus dans le kesi, c’est sa retenue », explique Jingwei, artiste spécialiste du kesi. « Il ne s’agit pas d’un geste libre. Il se construit dans l’ordre de la chaîne et de la trame, lentement, à travers le temps, la patience et l’expérience de la main. »
À travers Threads of Time, le kesi est présenté comme un savoir-faire dans lequel le temps devient visible : dans la tension des fils de soie, le rythme des mains, la relation entre l’artisan et la matière, ainsi que dans la discipline silencieuse qui se retrouve dans chaque détail tissé.
La photographie comme manière de voir
Pour documenter le travail de Jingwei, Lexar et Leica ont invité Jing Huang, un photographe dont le langage visuel est profondément influencé par la peinture, et notamment par la peinture chinoise à l’encre et les compositions de petit format.
Plutôt que d’aborder le kesi comme un simple sujet documentaire, Huang recherche l’immobilité, la retenue, l’équilibre et les espaces négatifs au sein même de ce savoir-faire.
Sa photographie vise moins à expliquer un objet patrimonial qu’à façonner une expérience visuelle. À travers son objectif, les outils, les fils, les mains et les détails de l’atelier deviennent les éléments d’une étude plus large sur la forme, la texture et le temps.
« Pour moi, la photographie ne consiste pas uniquement à enregistrer le temps », explique Jing Huang. « Parfois, elle consiste à oublier le temps. Ce qui demeure dans une image, ce n’est pas simplement le moment ou le lieu où elle a été prise, mais sa capacité à transmettre une sensation de beauté qui peut encore être ressentie au-delà de cet instant. »
À une époque où les images peuvent être générées instantanément, cette approche de la photographie prend une nouvelle dimension. Il ne s’agit plus seulement de produire une image, mais d’être réellement présent auprès d’une personne, d’un savoir-faire et d’un instant authentiques.
À travers les photographies de Huang, le kesi de Suzhou n’est ni imaginé ni recréé. Il est observé, vécu et préservé comme une partie d’une mémoire visuelle.
Un dialogue entre le regard du photographe et la main de l’artisan
Présentée à la Leica Gallery Amsterdam, l’exposition réunit artisanat traditionnel et photographie contemporaine, tout en interrogeant la manière dont la mémoire visuelle voyage d’une culture à l’autre.
« Ce qui donne tout son sens à ce projet, c’est le dialogue entre le regard du photographe et la main de l’artisan », explique Linda Warmerdam, Manager et Curator de la Leica Gallery Amsterdam. « Grâce à la photographie, le public peut découvrir le kesi de Suzhou non seulement comme un objet patrimonial, mais aussi comme un processus vivant façonné par le temps, la patience et la présence humaine. »
En plaçant le kesi dans le contexte d’une galerie photographique, Threads of Time invite le public à regarder au-delà de l’œuvre achevée et à consacrer du temps au processus qui se cache derrière celle-ci : les mouvements, les matériaux et les instants qui deviennent souvent invisibles une fois le travail terminé.
Pourquoi Lexar fait partie de cette histoire
Le rôle de Lexar dans ce projet repose sur une idée simple : avant qu’une photographie ne devienne un tirage exposé dans une galerie, un photogramme, une image de presse ou une archive culturelle, elle existe tout d’abord sous la forme d’un fichier original qui doit être conservé en toute sécurité.
En tant que marque reconnue par les photographes, vidéastes et créateurs, Lexar accompagne depuis longtemps l’ensemble du flux de travail créatif, de la capture à l’archivage. Dans Threads of Time, ce rôle s’inscrit dans une réflexion plus large autour de la mémoire. Leica permet de capturer ce qui a réellement été vu. Lexar contribue à préserver le fichier original qui en constitue la trace.
« Avant qu’une image ne devienne un tirage exposé, un photogramme ou une archive culturelle, elle existe tout d’abord sous la forme d’un fichier original qui doit être protégé », explique Grace Su, Directrice générale de Lexar Europe. « À travers ce projet, Lexar et Leica explorent la manière dont un véritable savoir-faire, une photographie authentique et un stockage fiable peuvent s’associer afin de préserver des instants qui ne pourront jamais être recréés. »
Pour Lexar, ce projet n’a pas vocation à définir le sens du patrimoine, mais plutôt à revenir à la mission fondamentale de la marque : aider chacun à préserver les instants, les créations et les souvenirs qui, autrement, n’existeraient qu’une seule fois.
Pourquoi cette démarche concerne chacun d’entre nous
L’histoire du kesi prend naissance dans un artisanat traditionnel, mais sa signification dépasse largement la question du patrimoine. Tout le monde ne crée pas une œuvre culturelle, mais chacun possède des moments qu’il ne souhaite pas perdre : un souvenir familial, un projet créatif, un voyage, une étape importante de sa vie ou un travail qui n’existe qu’en un seul exemplaire.
À une époque où les images peuvent être générées plus rapidement que jamais, la valeur d’un véritable instant capturé devient encore plus importante. Une image générée peut sembler similaire, mais elle ne peut pas remplacer l’expérience d’avoir été présent. Elle ne peut remplacer la personne, le moment, l’émotion ou le souvenir qui se cachent derrière l’image.
C’est ici que la photographie et le stockage prennent tout leur sens. La photographie témoigne de ce qui a réellement été vu. Le stockage protège le fichier original qui permet d’y revenir.
En ce sens, Threads of Time n’est pas uniquement une exposition consacrée au tissage de la soie. Elle propose également une réflexion sur ce que la photographie et le stockage continuent de faire de manière unique : préserver une présence, transmettre la mémoire et permettre à des instants réels de perdurer bien au-delà du moment où ils ont été vécus.
Informations :
Threads of Time : A Journey Through Silk and Lens
Lexar × Leica
Leica Gallery Amsterdam
Mardi au Samedi : 10H-18H
Diamnche : 12H- 17H
