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Adobe CC : des poursuites pour ceux qui ne mettraient pas à jour leurs logiciels ?

Il y a quelques jours, on apprenait qu’Adobe allait limiter l’accès aux anciennes versions des logiciels de sa suite Creative Cloud. A peine cette annonce faite, certains utilisateurs aux Etats-Unis ont reçu des emails expliquant qu’utiliser d’anciennes versions pouvaient les exposer à des poursuites.

Que se passe-t-il avec les anciennes versions des logiciels Adobe ? La décision d’obliger ses utilisateurs à n’utiliser que les dernières versions de ses logiciels il a quelques jours a surpris tout le monde. Mais Adobe avait justifié ce choix par des raisons techniques : l’amélioration des fonctionnalités.

Focaliser ses efforts sur les dernières versions des OS de Mac et Windows semblait logique, même si cela a logiquement provoqué la colère de certains utilisateurs.

Un courrier informant de possibles poursuites judiciaires

Mais au moment de cette annonce, Adobe a aussi commencé à envoyer à des utilisateurs aux Etats-Unis un étonnant courrier. Celui-ci les informe que des poursuites pourraient être engagées s’ils utilisent des versions plus anciennes des logiciels Creative Cloud.

Le plus intéressant dans ce courrier est qu’Adobe précise bien que ces poursuites potentielles ne viendraient pas d’Adobe, mais de tierces parties.

Que dit ce courrier exactement ?

Dans le courrier envoyé par Adobe à quelques utilisateurs, et commençant par “Très cher client”, l’entreprise explique que pour les clients qui n’ont pas encore mis à jour leur version des logiciels d’Adobe Creative Cloud doivent le faire au plus vite. Ils ne sont plus autorisés à installer ou utiliser les anciennes versions présentées dans la liste présentée dans le courrier.

La raison invoquée est la suivante : ceux qui utiliseraient les anciennes versions ne seront plus sous la protection que leur confère leur contrat avec Adobe contre les poursuites d’entreprises tierces. Et ces entreprises tierces pourraient donc engager des poursuites pour violation de copyright envers eux.

Il ne s’agit donc clairement pas d’une volonté d’Adobe de poursuivre ses clients qui utiliseraient une ancienne version de leurs logiciels. C’est un avertissement que d’autres entreprises tierces, dont les technologies sont utilisées dans les produits Adobe, pourraient engager ces poursuites.

Adobe sous la pression d’un litige en cours

En réalité, derrière cette décision de limiter le nombre de versions accessibles, la vraie motivation de ce changement de politique trouve peut-être sa source ailleurs que dans les seules raisons officiellement annoncées.

En effet, Apple Insider a relevé qu’Adobe était en situation délicate avec la marque Dolby. La marque accuse en effet Adobe d’avoir sous-évalué le nombre de copies vendues de leurs anciennes versions. En effet Dolby touche des royalties au titre de fournisseur de certaines technologies pour chaque copie vendue.

Le document en date du 12 mars dernier relate précisément ce que reproche Dolby à Adobe. Il demande que l’affaire soit portée devant les tribunaux pour des raisons de violation de copyright et rupture de contrat. L’entreprise est donc en pleine bataille juridique, et cela donne une toute autre lecture des décisions d’Adobe.

La réponse envoyée aux différents sites qui ont voulu obtenir clarification auprès d’Adobe reprend toujours une formulation similaire. En voici une traduction, le message original étant en anglais.

Malheureusement, les clients qui continuent à utiliser ou à déployer des versions plus anciennes et non autorisées de Creative Cloud peuvent faire l’objet de poursuites pour contrefaçon par des tiers. Nous ne pouvons pas commenter les plaintes pour violation par des tiers, car elles concernent un litige en cours.

Au final, toute cette histoire semble se résumer à une “banale” histoire de licence. C’est une situation courante entre grandes entreprises, surtout américaines. Mais elle peut cette fois-ci potentiellement impacter certains utilisateurs.

Des utilisateurs français ont aussi commencé à recevoir ce type d’email, comme cela nous l’a été signalé en commentaire. Cela confirme que la portée de ce litige est bien internationale.

Pour ceux qui ne l’auraient pas encore activée, l’option de mise à jour automatique disponible dans l’application Creative Cloud pourrait donc être une bonne idée pour éviter tout risque de désagrément.

Source : Apple Insider 

commentaires

Ajouter le vôtre
Il y a 1 semaine et 1 jour

J’ai reçu ce courrier « en français » il y a une semaine…
« Sachez qu’en continuant à utiliser ces versions non autorisées, vous vous exposez à une plainte pour contrefaçon de droits de tiers. »

Il y a 1 semaine et 1 jour

Merci d’avoir partagé avec nous cette information. Cela démontre donc que tout le monde est potentiellement concerné. L’article a été corrigé en conséquence.

Il y a 1 semaine et 1 jour

« D’abord, parce que ce type de courrier n’a pas encore été reporté en dehors des Etats-Unis »

Reporté?

Il y a 1 semaine et 1 jour

Merci, le terme « signalé » aurait en effet été plus adapté. C’est désormais corrigé, d’autant plus que nous avons depuis eu confirmation que de tels emails ont été reçus par des utilisateurs en France.

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