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Lense

Portrait de Lenser : Daniel Lominé

Régulièrement Lense met en avant l’un de ses Lensers, les lecteurs passionnés de photographie qui ont partagé leurs images sur le site. Cette semaine, nous vous présentons Daniel Lominé. Pour participer, c’est par ici. (Photo d’ouverture : © Daniel Lominé)

Inspiré de photographes comme Harry Gruyaert et Saul Leiter, Daniel Lominé donne vie à un univers qui brouille les pistes de la réalité, en la sublimant. Plus que des objets, il crée des situations et des mises en scène où lumières et couleurs viennent souvent remplacer la présence humaine, qui devient presque anecdotique.

Quel est ton rapport à la photographie ?

La photo est pour moi un loisir pour lequel je passe un peu plus de temps depuis que je suis en retraite. Je réalise des photos pour donner corps à ma vision photographique d’un sujet déterminé. C’est un instrument pour fabriquer des preuves d’un réel qui existe dans mon imaginaire.
Je ne fais ni photos de reportage ni photos techniques, je m’accorde donc la liberté de créer et de modifier la sacro-sainte réalité qui en fait n’existe pas en tant que telle puisqu’elle change en fonction du moment, du photographe, de l’état d’esprit dans lequel on est…
La prise de vue est, pour moi, un moment important de la photo, mais la post-production peut aussi être nécessaire, sinon indispensable, à la créativité. Photoshop et autres logiciels de traitement font partie de mes outils de travail.

© Daniel Lominé
Comment as-tu commencé à en faire ?

Il y a maintenant plus de 50 ans, j’avais 17 ans quand je me suis offert mon premier ‘’vrai’’ appareil photo, un Zénith avec un objectif Helios. J’ai fréquenté des photos-clubs pour apprendre les notions de base, le développement et le tirage et puis dès que j’ai pu, j’ai eu mon propre agrandisseur chez moi.

Quels sont tes sujets de prédilection ?

Difficile à dire, pas de petites fleurs, pas d’animaux, pas de sport, alors que reste-t-il ? Architecture, minimalisme, photo conceptuelle…En fait, je pense que le sujet de la photo n’est pas primordial, ce qui est important c’est la façon de le traiter et l’ambiance, les sentiments que l’on fait passer. On peut faire une très belle photo d’un sujet sans intérêt et faire une photo sans aucun intérêt d’un très beau sujet. Gogol dans Les Âmes Mortes disait : « Ne vous préoccupez pas de la beauté ! Concentrez-vous sur les choses qui comptent…la beauté apparaîtra d’elle même. »

© Daniel Lominé
Quel matériel utilises-tu dans ta pratique ?

J’ai été très longtemps fidèle à Nikon, mais il y a environ 5 ans, je suis passé à l’hybride et à Fuji avec un X-E2. Maintenant, j’utilise un X-Pro2, toujours uniquement avec un zoom XF 18-55 mm utilisé le plus souvent en focale courte. J’ai souvent pensé acheter une focale fixe équivalent 35 mm, mais mon zoom me satisfait et un seul objectif c’est très pratique. Je suis complètement revenu de cette course au matériel que l’on retrouve encore trop fréquemment. J’ai aussi un compact Leica D-lux que j’ai tout le temps avec moi.

Auto-portrait – © Daniel Lominé
Qui sont tes photographes de référence ?

Parmi mes références iconiques il y a bien-sûr les photographes humanistes français mais curieusement mes sources d’inspirations actuelles sont plus Sarah Moon, Harry Gruyaert, Saul Leiter, plus récemment Stéphane Mahé et beaucoup d’autres.

Comment as-tu découvert, connu Lense ?

Un stand au Salon de la Photo en 2018 et par le magazine Fisheye auquel je suis abonné.

 

 

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commentaire

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Il y a 2 semaines

un plaisir de lecture !!! un beau travail ! Merci pour le plaisir !!!

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