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Portrait de Lenser : Sèverine Godissart

Toutes les semaines Lense met en avant l’un de ses Lensers, les lecteurs passionnés de photographie qui ont partagé leurs images sur le site. Cette semaine, nous vous présentons Sèverine Godissart. Pour participer, c’est par ici. (Photo d’ouverture : © Sèverine Godissart)

Sèverine Godissart nous livre un travail photographique nourri d’émotions pures, sincères, plurielles. L’image devient alors une possibilité d’exutoire, un lexique sensible et riche qui touche à l’universalité de nos sentiments. Rencontre.

Quel est ton rapport à la photographie ?

Hypersensible, la photographie est pour moi une échappée. Un moyen d’évasion et de créativité sans limite, une recherche de solitude essentielle ou une manière d’être tout près de l’autre, sans le brusquer. C’est aussi ma façon de rendre plus douce la réalité, de rêver, de capturer la poésie et la beauté d’un instant et de partager mon univers intérieur, ma propre perception des êtres et du monde, et de transmettre des émotions. Du dehors à l’intime en passant par l’introspection par l’autoportrait.

© Sèverine Godissart
Comment as-tu commencé à en faire ?

Bien qu’autodidacte, la photographie a toujours été dans ma famille. Enfant je passais des heures à feuilleter les albums photos. Et je vouais une certaine fascination aux les objets capables de reproduire une image ou un son ou encore de laisser place à l’imagination. Un disque, un poste de radio, un appareil photo, un dictaphone, un livre. Tout ce qui pouvait rendre éternel ou presque l’éphémère et transmettre des émotions. Les épreuves de la vie, très tôt, m’ont confortée dans cet univers.

D’abord équipée d’appareils photos jetables, je capturais beaucoup d’instants de vie comme pour ne rien perdre. J’ai eu ensuite mon premier Réflex, un Nikon très basique, quand j’avais une vingtaine d’année, c’était juste avant l’ère du numérique, puis un compact Fujifilm finepix. Humains, concerts et paysages ont défilé dans mon viseur. J’ai choisi mon métier en radio FM mais la photographie ne m’a jamais quitté. Elle s’ancre même plus profondément et plus intimement ces dernières années. Un peu décalée aussi, je suis revenue quelque peu à l’argentique pour mieux encore errer hors de ce monde trop bruyant et qui va trop vite, un monde trop technologique.

© Sèverine Godissart
Quels sont tes sujets de prédilection ?

L’émotion. Qu’elle se trouve dans le vol d’un oiseau, dans le reflet de la lumière sur l’eau, dans les astres ou les nuages, dans le mouvement des vagues et du vent, ou encore dans l’expression et l’attitude des êtres perdus quelque part dans les grands espaces réels ou de leurs pensées. Partout où j’y vois de la poésie. Dans la mélancolie. Ou dans ma tête, pour créer. J’aime aussi photographier dans l’intimité d’une pièce, sans flash, toujours à la lumière naturelle d’un rayon passant par la fenêtre ou celle d’une lampe de chevet.

Je cherche les rendus doux, presque silencieux, avec aussi des couleurs un peu désaturées, ou encore des doubles expositions. J’aime également les petits défauts aléatoires de l’argentique qui donnent une dimension artistique aux images. Ayant longtemps privilégié le regard aux aspects techniques (sans doute encore insuffisants en post traitement) j’évolue maintenant à mon rythme, de façon parfois très cyclique en réalisant des séries par exemple, mais toujours en recherche de douceur, notamment ces toutes dernières années, une façon de palier à la douleur des accidents de la vie ne m’ayant pas toujours laissée physiquement indemne.

© Sèverine Godissart
Quel matériel utilises-tu dans ta pratique ?

Ce que j’ai sous la main, ce n’est pas du gros matériel. En numérique j’utilise notamment un reflex Nikon D5300 avec entre autres une focale fixe 35 mm 1.8. J’aime travailler avec de grandes ouvertures en général.

Et toujours avec moi un compact expert Fujifilm, le X20, dont la particularité du zoom et du viseur optique en font mon tout terrain ; je l’aime beaucoup malgré son âge et donc une qualité d’image un petit peu en retrait.

J’ai récupéré également plusieurs boîtiers argentiques afin d’avoir le choix entre plusieurs films selon mes envies sur une même durée, varier entre couleurs et noir et blanc par exemple. Mes préférences vont à mon Zenit 12XP et son objectif Helios 44-2 et un Nikon fm équipé de l’indispensable Nikkor 50 mm 1.8.
Et puis des instantanés. Un vieux Polaroid et surtout mon Lomo’Instant Wide qui m’accompagne souvent.

Auto-portrait © Sèverine Godissart
Qui sont tes photographes de référence ?

Récemment j’ai aimé me replonger dans le travail de Vincent Munier dans le grand bleu et le silence blanc. Ou encore m’évader dans l’univers du couple d’apnéistes Julie Gautier et Guillaume Nery. A côté de cela, évoluant professionnellement dans le monde de la musique, les pochettes d’albums peuvent être aussi une source d’inspiration.

Comment as-tu découvert, connu Lense ?

Sur facebook en « pages connexes » d’une page dédiée à la photographie figurait la page Lense, curieuse je me suis rendue sur le site qui m’a plu pour son contenu, la diversité visuelle mais aussi sociale des photographes de tous horizons, la possibilité offerte à chacun d’y partager son travail, site que j’ai un moment parcouru avant de m’inscrire puis enfin sauter le pas d’y partager aussi mon univers . Un grand merci pour le bel accueil reçu !

 

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Il y a 2 semaines

Un carnet intime d’une grande délicatesse !!! poésie à fleur de peau avec des caresses lumineuses subtiles !!! Merci pour cette offrande , Très Beau !!!

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