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Sortie en salles d’un film tourné intégralement avec le Sony A7S II

Les capacités vidéo des appareils hybrides sont en constante progression. Au point qu’un réalisateur a choisi le Sony A7SII comme appareil unique pour réaliser son dernier film.

Le film “L’exorcisme de Hanna Grace” est un thriller à paraître dans les salles ce 5 décembre. Distribué par Sony pictures, il a été filmé uniquement avec le Sony A7S II.

 

Ce n’est pas la première fois que l’on voit des productions réalisées avec des équipements normalement destinés au grand public. Récemment, on a vu le premier film de Steven Soderbergh, « Unsane », réalisé avec un iPhone.

Quatre A7S II couplés à des optiques cinéma

Le Sony A7S II n’était bien sûr pas utilisé tel quel, avec des optiques photo.

Pour réaliser son film, Glenn S. Gainor a choisi d’utiliser des objectifs cinéma anamorphiques de la marque Vantage. Les objectifs grand format Hawk 65 de focales 40 mm, 60 mm, et 95 mm ont été utilisés. Un adaptateur spécial a été nécessaire pour pouvoir les utiliser sur le boîtier Sony.

Pour ceux qui ne connaîtraient pas les objectifs cinéma, ils sont très différents des objectifs photo. Leur ergonomie est par exemple parfaitement adaptée à la mise au point manuelle ou au réglage de l’exposition. De plus, un objectif anamorphique est capable de proposer des formats cinéma (type 16/9ème) tout en utilisant l’intégralité du capteur de l’appareil.

Quatre appareils pour éviter les changements d’objectifs

Un montage complexe dans des cages vidéo a été utilisé pour fixer le A7S II. Un appareil photo n’ayant pas l’ergonomie nécessaire à la réalisation de films, ce type de montage est systématique pour une utilisation professionnelle.

Il faut en effet ajouter au petit boîtier des optiques cinéma imposantes, mais aussi moniteur externe, enregistreur vidéo, micro professionnel, molette de « follow focus » pour la mise au point, pare-soleil et filtres (matte box), fixation des câbles, et bien plus encore.

Le coût de ce type de production impose de travailler rapidement. Le réalisateur a donc décidé d’éviter d’avoir à changer les objectifs. Armé de quatre A7SII montés chacun avec un objectif spécifique, il a ainsi pu éviter d’avoir à tout réinstaller à chaque changement de focale. Pour cela, l’équipe avait à disposition chacune des trois optiques (40, 60, 95 mm) en deux exemplaires.

Pourquoi l’A7S II ?

Le A7S II n’est pas le seul boîtier hybride capable en vidéo, mais lorsqu’on cherche un appareil capable de filmer en 4K en plein format, les choix se réduisent vite. Ses capacités en basse lumière étant au dessus du lot, il était donc idéal pour ce film réalisé dans un décor très sombre.

Les objectifs à la fois budgétaire et visuel ont été décisifs. En termes de budget, on sait que l’A7S II coûte aujourd’hui à peine plus de 2000 €, ce qui dans un budget cinéma est très faible.

Sur le plan du rendu visuel voulu, on parle ici d’un film d’horreur. Il a lieu dans une morgue, et dans un environnement particulièrement sombre, avec des lumières artificielles.

L’enregistrement Log de Sony a séduit pour ses capacités en termes de plage dynamique, de restitution des couleurs (particulièrement dans les tons chair). Si on y ajoute le rendu typique du capteur plein format, cela représentait la formule idéale pour ce projet. Ou presque.

En effet, certaines limites existent par rapport à des appareils spécialisés comme le matériel de Red, Arri, ou Blackmagic pour ne citer qu’eux. Le plus grand défi, de l’aveu du réalisateur, était la limite de compression en 8 bits du Sony A7S II.

L’esthétique plutôt que la perfection technique

Ce défi de la compression n’a pas découragé l’équipe. Filmer en 4K en plein format a apporté une esthétique unique, et des résultats superbes.

Du point de vue des professionnels de la vidéo, la compression 8 bits est une limite réelle en termes de qualité d’image, mais elle peut-être en partie contournée de diverses manières. La limitation finale en termes de qualité d’image est peut-être perceptible par des professionnels, mais invisible pour les spectateurs. Comme l’esthétique d’un film dépend au final de bien d’autres facteurs que la compression, le choix du Sony A7S II s’est imposé.

Et à voir les extraits dans cette vidéo, on ne peut que constater que le travail réalisé avec l’A7SII est tout à fait convaincant.

Source : Sony 

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