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Test du Polaroid OneStep+ : du vintage avec une belle pointe de high-tech

À l’IFA de Berlin, Polaroid Originals a présenté le successeur de son OneStep 2, et bonne nouvelle, il est connecté ! Nous avons eu la chance de tester le OneStep +.

Photographie instantanée et smartphone sont des termes que l’on met rarement côte à côte. Et pour cause. Le propre de la prise de vue sur film instantanée se revendique comme une pratique vintage et sans besoin d’utiliser un appareil mobile.

Polaroid Originals a donc, cette année, décidé de prendre le contre-pied de la tendance en faisant évoluer son produit phare le OneStep et en lui ajoutant un petit « plus » à base de Bluetooth pour le rendre plus créatif.

Présentation et prise en main

Le OneStep +, sur son design, se différencie assez peu de son petit frère le OneStep 2. Même système d’allumage, même ossature, il n’y a au final que la gamme de couleurs qui les rend dissociables, et… le bouton de connectivité Bluetooth. Sur l’avant du OneStep + le fameux bouton a remplacé celui du retardateur présent sur le OneStep 2. Dans la main le boitier est léger, maniable, et il vous rappellera sans aucun doute les Pola de votre enfance.

Côté spécificités, le OneStep+ s’équipe de deux objectifs, l’un réservé aux portraits, l’autre réservé aux paysages et autres prises de vue nécessitant une distance de mise au point un peu plus lointaine. À noter que selon le constructeur, le mode portrait est efficace sur une distance de mise au point d’environ 30 cm. Lors du test il s’avère que les distances correctes de mise au point ne sont pas évidentes à estimer, et nous avons dû faire face à un certain nombre de clichés flous. Et à 16 euros les 8 vues, l’erreur coûte rapidement cher.

Prises de vues

Côté prise de vue, on peut se réjouir de voir que sur un ensemble de deux cartouches de 8 vues, seule une photographie a été victime d’une légère brûlure des composants qui a laissé une petite trace sur l’émulsion.

Dans l’ensemble nous avons par ailleurs majoritairement utilisé l’objectif paysage, plus polyvalent en ce qui concerne la netteté des sujets. La prise de vue s’effectue d’ailleurs assez rapidement, et la photographie sort relativement rapidement du boîtier.

À noter que Polaroid a pensé à tout pour développer ses tirages puisqu’à la sortie de la vue, un film noir opaque déroulant recouvrant l’émulsion permet de ne pas exposer le tirage à la lumière pour optimiser son développement. En revanche, patience, il faudra attendre 10 bonnes minutes avant d’obtenir un développement quasi définitif de l’image. Si vous êtes du genre à prendre beaucoup de vues en un temps assez restreint, nous vous conseillons de vous équiper d’une boîte opaque pour stocker vos prises de vue le temps qu’elles se développent.

Assistance de l’application

Comme nous le disions plus haut, le principal avantage de ce nouveau OneStep, c’est sa connectivité Bluetooth qui lui permet de bénéficier d’un panel de prises de vues créatives bien plus important. L’application, déjà disponible pour l’appareil Impossible Project I-1, propose en tout six menus et permet clairement de personnaliser l’expérience photographique.

Télécommande : simple comme bonjour, le menu télécommande permet un déclenchement à distance. Si vous disposez d’un trépied (le OneStep+ est équipé d’un pas de vis de fixation standard), il vous suffira d’effectuer le cadre, de vous placer et d’appuyer depuis votre smartphone.

Retardateur : Ici, même combat que pour la télécommande, sauf que dans cette configuration, à vous de courir assez vite pour être sur la photo quand le compte à rebours sera terminé. Le retardateur est réglable et peut aller de une à douze secondes. Utile également pour éviter les mouvements dus au déclenchement à la main.

Double exposition : tout est dans le nom. Deux images en un seul passage. Le smartphone déclenche la prise de vue une première fois, laisse la vue dans l’appareil jusqu’à ce que vous décidiez de déclencher une seconde fois l’appareil. C’est une bonne alternative pour les portraits en double exposition ou simplement pour les environnements composés.

Light painting : comme son nom l’indique, l’option light painting combine le bouton de déclenchement avec la mise en route du flash pour vous permettre d’effectuer des prises de vue qui jouent avec la lumière. Il vous suffira d’appuyer sur le bouton du flash et de le relâcher pour que la photo soit développée.

Déclenchement sonore : L’option de déclenchement sonore est bien utile si vous êtes dans un environnement peu bruyant et que vous souhaitez régler le déclenchement de votre photo avec le son d’un événement particulier. Le bruit d’une bouteille que l’on débouche, celui d’un feu d’artifice, ou même le miaulement d’un chat, synchroniser votre prise de vue avec un son pour saisir l’instant peut s’avérer très utile. En revanche prudence, en environnement bruyant, le moindre bruit parasite (ou un ami un peu farceur) peut ruiner votre déclenchement et votre photo.

Mode manuel : de notre point de vue, c’est l’un des modes les plus intéressants, car c’est celui qui offre le plus de possibilités de personnalisation. Il est ainsi possible de régler le temps de pose de 1/125 jusqu’à un très appréciable mode Bulb. Pour l’ouverture en revanche, il faudra composer avec peu de marge de manœuvre. Il n’y a en effet que six ouvertures possibles (f/64, f/32, f/22, f/16, f/14 et f/12). Vous pourrez également activer ou désactiver le flash et régler son intensité. Il est enfin possible de choisir si la prise de vue s’éjecte automatiquement après le premier déclenchement ou si elle sort de l’appareil après un nombre choisi d’expositions. Tout ce qu’il vous faut faire avec l’appareil sur ce mode, c’est le placer et choisir le cadre. Tout le reste se passe sur l’application.

Du côté des autres options, il est à noter l’existence d’un menu dédié au scann des prises de vue Polaroid. À la manière de ce qui se fait sur certains smartphones (Huawei pour ne pas les citer), Polaroid Originals a mis en place un menu qui permet de numériser les images réalisées avec le OneStep+. De notre point de vue, si vous souhaitez obtenir de bons résultats, ne passez pas par l’application. L’option de scan donne en effet des rendus qui manquent de définition. Privilégiez directement le mode photo de votre smartphone, ou mieux, un vrai scanner de bonne qualité.

Conclusion

L’ajout d’une connexion Bluetooth sur cette nouvelle mouture de la gamme des OneStep apporte un vrai plus au produit. Elle permet de dématérialiser les options de prise de vue et de ce fait de bénéficier d’un certain nombre de modes créatifs, impossibles à intégrer au boitier physique. Seul défaut de ce système : l’encombrement que peut représenter la gestion du boîtier physique et la prise en main du smartphone dans le même temps. Mais cet inconvénient est bel et bien contrebalancé par le plaisir et la variété des prises de vues possibles grâce au OneStep +. Au final, mis à part le coût élevé des cartouches de film, ce OneStep + fait un quasi-sans-faute, car il marie ce côté vintage qui plaît beaucoup avec un panel de modes très intéressant à utiliser.

Le Polaroid OneStep + est vendu au prix de 159,90 €

Source : Polaroid Originals

commentaire

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Il y a 3 mois et 3 semaines

Un appareil photo instantané parfaitement rétro très captivant qui offre des modes compatibles avec les smartphones, tout ce dont j’avais besoin.

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