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Un an avec un processeur AMD Ryzen 7

Lors de l’arrivée de la nouvelle génération de processeurs AMD à microarchitecture Zen, début 2017, nous avons eu l’idée de travailler à long terme avec une machine propulsée par un processeur Ryzen. L’idée a plu à AMD qui nous a prêté un Ryzen 7 1700X pour mener à bien cette expérience.

2017 a marqué le grand retour d’AMD sur le marché des processeurs. Alors que la société faisait jeu égal avec Intel à la fin des années 90 et lors des années 2000, voir plus avec des produits comme l’Athlon 64. La roue a tourné, et après ces années fastes pour AMD, c’est Intel qui reprenait l’avantage technologique et commercial avec ses Core 2 Duo. La technologie est souvent une histoire de cycle.  Une hégémonie s’est alors installée sur le marché des processeurs. Avec sa gamme Core, Intel ne laisse pas respirer son concurrent. D’autant plus qu’AMD fait le choix d’une architecture qui ne se révèle pas à la hauteur pour venir titiller l’offre Intel en termes de performances. S’ensuit une traversée du désert de près de 10 ans.

La société décide alors de remettre tout à plat et de travailler à une nouvelle architecture, plus classique, à même de constituer la base de processeurs pouvant venir concurrencer les produits Intel. Zen est née. Un tel chantier prend du temps, et il faudra attendre quatre ans de développement avant la commercialisation des premiers processeurs basée sur cette architecture Zen. Ce seront les processeurs Ryzen (3,5 et 7).

Le discours est alors simple, tests de performances à l’appui, le haut de gamme de l’époque, le Ryzen 7 (1800x et 1700X) venait se placer en face des Core i7 en termes de performances pour des tarifs parfois divisés par deux. De quoi faire des stations de travail au rapport qualité/prix imbattable.

Les processeurs Ryzen 7

Les Ryzen 7 sont des processeurs 8 cœurs avec SMT (simultaneous multithreading). Ici, chaque coeur peut travailler sur deux threads, soit donc 16 au total. AMD le décline en trois versions :

  • Ryzen 7 1800X : fréquence de base à 3,6 Ghz et fréquence Boost à 4 GHz
  • Ryzen 7 1700X : fréquence de base à 3,4 Ghz et fréquence Boost à 3,8 GHz
  • Ryzen 7 1700 : fréquence de base à 3 Ghz et fréquence Boost à 3,7 GHz

Projet

Pour notre test au long-cours, et au regard de la différence de prix par rapport aux spécifications, nous avons opté pour le Ryzen 7 1700X. Il nous est apparu comme le choix le plus pertinent pour faire une station de travail au coût maîtrisé sans sacrifier les performances promises.

Notre projet consiste à utiliser cette machine à base d’AMD Ryzen en tant que station de travail dédié à l’édition d’images : retouche, développement numérique, montage vidéo, encodage, etc. La suite logiciel Adobe Creative Cloud avec Photoshop, Lightroom, Premiere Pro… constitue notre principal outil d’évaluation. L’objectif : vérifier par la pratique si les promesses avancées par AMD sont tenues. Les processeurs Ryzen, et en l’occurrence le Ryzen 7 1700X tient-il la comparaison face à la concurrence ?

Pas de long benchmark ici. Des sites spécialisés le font très bien et présentent les résultats. Nous les avons bien sûr parcouru pour nous faire une idée des points forts et faibles auxquels s’attendre.

Si les chiffres vous intéressent, nous vous invitons à aller voir ces tests de nos confrères, que ce soit LesNumériques, Hardware.fr (qui a annoncé sont arrêt depuis), Tom’s Hardware,  Cowcoland ou encore Overclockingmadeinfrance. La liste n’est bien sûr pas exhaustive

Bilan

Notre utilisation au fil des mois vient sans surprise, confirmer les résultats de ces benchmarks. Le Ryzen 7 1700X tient la comparaison avec ses concurrents directs de chez Intel. En fonction des usages et des applications utilisées, il fait aussi bien, parfois mieux et rarement moins. Le processeur d’AMD s’en tire le mieux, et devance les Intel, lorsque l’ensemble des cœurs  est soumis à contribution (8 cœurs physiques et 16 en multithread).  Compression et encodage, sont clairement des domaines où le Ryzen vire clairement en tête. Pour les différents logiciels Creative Cloud, c’est au coup par coup. AMD et Intel sont au coude à coude, avec des performances très proches.

Difficile de départager les deux solutions technique en termes de performances pures. Mais AMD prend clairement l’avantage lorsqu’il s’agit du coût pour construire une station de travail au rapport performances / prix imbattable. De par le prix du processeur en lui-même (comme déjà dit plus haut, des performances équivalentes avec un tarif pouvant être divisé par deux), mais également celui de l’écosystème qui l’accompagne. Les cartes mère à socket AM4 se veulent aussi plus accessible financièrement que celles pour processeur Intel.  Nous mettons de côté boîtier, alimentation, carte graphique et mémoire vive qui en demande le même investissement quelle que soit la plateforme choisi.

Le Ryzen 7 1700X a été lancé en 2017, depuis, AMD a commercialisé sa nouvelle génération. Plus une révision qu’une véritable génération 2, le Ryzen 7 2700X garde la même approche. Même nombre de cœur (8) et même socket (donc compatible avec les cartes mères existantes AM4), il bénéficie d’une montée en fréquence et d’une finesse de gravure de 12 nm. Cette nouvelle génération améliore la gestion de la mémoire qui avait été pointé du doigt lors de l’arrivée de Ryzen. Une gestion qui ne nous a cependant pas posé de problème. Amené à remplacer le 1700X, le Ryzen 7 2700X a naturellement fait baisser les prix de son ainé. Il se trouve toujours dans le commerce, et devient de facto encore plus intéressant sur le plan du rapport qualité / prix. Mais si vous pouvez vous offrir un 2700X, n’hésitez pas ! L’ensemble des tests disponibles rapporte qu’il fait mieux que le 1700X en termes de performances, en restant toujours aussi abordable.

Un mot sur notre config

Pour réaliser cette expérience, nous avons utilisé un AMD Ryzen 7 1700X monté sur une carte mère MSI Tomahawk B350. Pour finaliser, la configuration nous y avons adjoint 32 Go de mémoire vive DDR4 Crucial Ballistix et un disque SDD WD Black PCIe de 512 Go et une carte graphique Nvida GTX 1080.

Enfin, la société allemande  be quiet nous a fournit boîtier, alimentation et  système de refroidissement. Respectivement un Silent Base 600, une Pure Power 10 de 600 Watts et un Silent Loop (système de refroidissement « watercooling » tout en un où un liquide circule entre le processeur et le radiateur pour dissiper la chaleur).

Une fois montée et installée (Windows 10 et session Ubuntu), notre station de travail s’est révélée d’une stabilité absolue. Nous n’avons connu aucun plantage sur toute la durée d’utilisation. Autre point essentiel à nos yeux, surtout pour une machine très sollicitée au niveau de la puissance, le silence. La combinaison boîtier / système de refroidissement be quiet s’est révélé d’une discrétion absolue, même après des heures consécutive de travail. Nous avons conscience de ne pas avoir disposé d’une configuration de base « standard ». Si le boîtier et l’alimentation s’inscrivent dans les fourchettes basses pour cette gamme de produits, le système de refroidissement est plus cher qu’une solution à base de ventirad (radiateur + ventilateur).

Le système Silent Loop 240, que nous avons d’ailleurs découvert pour l’occasion, s’avère redoutablement efficace et très silencieux.

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