Annoncé en développement au printemps, le zoom professionnel de Nikon est désormais officiel. Il est présenté comme le premier au monde à associer ouverture constante f/2,8 et téléconvertisseur 1,4x intégré.
Après les 400 mm f/2.8 et 600 mm f/4 TC VR S, Nikon décline sa formule du téléconvertisseur intégré sur un zoom. Le Nikkor Z 120-300 mm f/2,8 TC VR S, dont le développement avait été annoncé en mai 2026. Le constructeur revendique une première mondiale, puisqu’aucun autre zoom téléobjectif n’associait jusqu’ici une ouverture constante f/2.8 à un téléconvertisseur intégré. Il succède en ligne directe à l’AF-S Nikkor 120-300 mm f/2,8E FL ED SR VR, lancé en janvier 2020 pour les reflex à monture F.
De 120 à 420 mm d’un simple levier
Le principe est le même que sur les grandes focales fixes TC de la gamme Z. Un levier verrouillable sur le fût active le téléconvertisseur 1,4x, qui fait passer la plage de 120-300 mm f/2,8 à 168-420 mm f/4, sans changer d’objectif ni quitter le viseur. En basculant en mode recadrage DX sur un boîtier plein format, on atteint même un angle de champ équivalent à 630 mm. Pour un photographe de sport ou de nature, autant dire que la couverture va du plan large en bord de terrain au plan serré sur l’action lointaine.
La formule optique est dense, avec 30 lentilles en 24 groupes, dont 8 lentilles en 5 groupes dédiées au téléconvertisseur (la version reflex en comptait 25 en 19 groupes). On y trouve des verres ED, Super ED et SR ainsi qu’une lentille en fluorite, le tout complété par les traitements méso-amorphe et Arneo contre les reflets et les images fantômes. Nikon promet une qualité d’image comparable à celle d’une focale fixe, y compris téléconvertisseur engagé. Une promesse ambitieuse, à vérifier lors d’un futur test.
Le diaphragme circulaire compte 9 lamelles et ferme jusqu’à f/22 (f/32 avec le téléconvertisseur). La mise au point minimale descend à 98 cm à 120 mm et à 2 m à 300 mm, pour un grossissement maximal de 0,18x sans téléconvertisseur et de 0,25x avec.
Autofocus SSVCM et stabilisation à 6,5 stops
L’autofocus repose sur un système multigroupe animé par les moteurs Silky Swift VCM (SSVCM, moteur magnétiques), associé à un nouvel algorithme de contrôle censé suivre les cadences de rafale les plus élevées des boîtiers Z. La stabilisation progresse nettement par rapport à la version reflex, qui plafonnait à 4 stops. Nikon annonce ici jusqu’à 6,5 vitesses de compensation avec la fonction VR Synchro.
« Avec le NIKKOR Z 120-300mm f/2.8 TC VR S, notre objectif est de donner aux photographes professionnels plus de liberté pour suivre l’action », explique Hicham Bou-oulaoun, responsable des produits chez Nikon France.
Un régime à 515 grammes
Avec environ 2 735 g téléconvertisseur compris, le zoom s’allège de 515 g par rapport à son prédécesseur reflex, qui affichait 3,25 kg.
Le zoom est interne, la longueur de 353,5 mm pour 128 mm de diamètre restant constante à toutes les focales, ce qui préserve l’équilibre en main. Le constructeur précise d’ailleurs que l’objectif se glisse dans un bagage à main aux normes internationales. On retrouve la panoplie professionnelle attendue, avec une protection contre la poussière et l’humidité, un traitement au fluor sur la lentille frontale, un collier de pied compatible Arca-Swiss (pinces à vis) et des filtres de 112 mm à visser à l’avant, complétés par un logement arrière pour filtres à insérer. La personnalisation est de la partie, entre la bague de réglage utilisable en bague de mise au point, les deux commandes L-Fn, la bague Fn, un limiteur de mise au point (pleine plage ou de 6 m à l’infini) et un bouton Set qui mémorise une distance de mise au point.
Prix et disponibilité
Le Nikkor Z 120-300 mm f/2,8 TC VR S sera disponible en France à partir du 12 novembre 2026, au prix de 15 749 € TTC.
Galerie d’images Nikkor Z 120-300 mm f/2,8 TC VR S
Source : Nikon France

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