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Hybrides : retour gagnant pour Canon et Nikon ?

Alors que certains les pensaient hors-jeu, Canon et Nikon viennent de sortir avec un certain succès leurs premiers hybrides plein format. Le marché jusqu’ici dominé par Sony s’enrichit donc des deux acteurs historiques.

Face à Sony devenu n°1 du marché hybride plein format sans rencontrer la moindre résistance, les deux acteurs historiques font leur grand retour, avec des ambitions…et des premiers résultats encourageants. Au Japon, Canon a même réussi à prendre 22% du marché seulement quelques semaines après la sortie de l’EOS-R.

Un repositionnement tardif, mais stratégique

Canon et Nikon n’ont peut-être pas suffisamment cru à l’hybride à ses débuts. Obligés de réagir face à l’évidence, ils ont timidement lancé des appareils comme l’EOS M pour Canon et le One pour Nikon.

En face, des acteurs comme Sony, Fujifilm, Olympus ou encore Panasonic n’avaient eux rien à perdre et ont su se lancer avec plus de conviction.

Les deux géants ont donc soit abandonné (Nikon) soit poursuivi poussivement leurs efforts (Canon et sa gamme EOS M). Canon a finalement réussi à se repositionner sur le marché avec par exemple un modèle comme l’EOS M50.

Mais le principal frein pour Canon et Nikon était de trouver une approche hybride qui leur permettait de ne pas perdre leurs principaux clients : les professionnels. Sony avait tout à gagner, Canon et Nikon tout à perdre à l’avènement de l’hybride.

Sony a pendant ce temps réussi à séduire les professionnels avec une gamme d’appareils hybrides plein format. Canon et Nikon n’avaient donc plus le choix s’ils voulaient contrer un exode de plus en plus massif vers Sony.

Les ambitions affichées de Canon et Nikon

En pleine tourmente, Canon et Nikon ont pourtant affiché de nouvelles ambitions. Pour les deux acteurs, l’avenir de l’hybride était dans le plein format, et tous deux ont annoncé préparer leur retour avec des boîtiers d’un nouveau genre.

Canon annonçait même en début d’année qu’il comptait reprendre la mains sur le marché des hybrides, en possédant même plus de 50% du marché des appareils à objectifs interchangeables.

Si certains souriaient de cette ambition, Canon comme Nikon savaient que lorsque les professionnels seraient mûrs pour passer à l’hybride, ils auraient la possibilité de reprendre la main. Ils ont donc « laissé » Sony faire le travail.

Il y a quelques semaines, Canon et Nikon ont donc finalement dévoilé leurs appareils. Canon a présenté un EOS-R et Nikon un Z7 et un Z6 qui ont été plutôt bien reçus par la critique et les clients potentiels.

Un retour réussi ?

Si le retour est au moins réussi sur le plan de la communication, quelques chiffres semblent attester que le succès commercial est aussi au rendez-vous. Les données en provenance du Japon montrent que Sony a perdu beaucoup de parts de marché au profit de Canon (plus de 22%), et Nikon (plus de 10%) en très peu de temps.

Nikon n’a pas encore commencé à livrer son Z6, donc ces chiffres devraient évoluer. Et Canon aurait d’autres boîtiers à présenter rapidement dans cette nouvelle gamme. On ne connaît pas encore les chiffres des autres pays clés, mais il est peu probable qu’ils contredisent totalement cette tendance.

Ce résultat est d’autant plus positif que les deux acteurs sont handicapés par une image d’acteurs peu innovants face à Sony. De plus, Sony avait miné le terrain, avec des appareils comme le Sony A9, qui visait les photographes sportifs, et surtout la bombe A7 III. Ce boîtier propose à la fois excellente qualité d’image, montée en ISO exemplaire, ergonomie du A7R III, autofocus de l’A9, vidéo 4K, double emplacement pour carte mémoire, le tout à un prix très abordable.

Se refaire une place dans ce contexte était donc difficile, mais désormais chose faite.

L’avantage de Canon et Nikon pendant la phase de transition

Si Sony a un coup d’avance, et une stratégie bien rodée qui permet de sortir de nouveaux modèles à une cadence infernale, Canon et Nikon ont su voir où étaient leurs forces et où étaient les limites de Sony. Et cela pourrait leur donner un avantage certain dans cette phase particulière de transition entre reflex et hybrides.

Des optiques reflex pleinement utilisables sur les boîtiers hybrides

On ne parle pas ici de la nouvelle gamme d’optiques adaptée à ces nouvelles montures, mais de la possibilité d’utiliser les “anciennes” optiques de la marque, grâce à des adaptateurs.

Les Canonistes et Nikonistes de longue date sont très nombreux, et équipés d’objectifs qui leur ont coûté très cher. Pouvoir changer de boîtier en ayant directement tous les objectifs nécessaires est donc un élément fondamental pour faire le pas vers l’hybride.

Or les nouveaux appareils hybrides des deux marques proposent des adaptateurs pour ces optiques, qui permettent de réutiliser le parc optique possédé. Contrairement aux adaptateurs développés par des fabricants tiers, ces derniers doivent permettre d’utiliser ses optiques à leur plein potentiel.

Canon fournit une bague, mais en propose une plus performante en option, et une troisième pour intégrer des filtres. La bague contrôle premium coûte un peu moins de 250 €. Nikon propose une seule bague, la bague FTZ, en option à un peu moins de 300 €.

Des hybrides, mais avec l’ergonomie reflex

Canon comme Nikon ont fait le choix de proposer des boîtiers et optiques qui ne misent pas sur un encombrement minimum, l’argument initial des hybrides.

Or ce choix pourrait être payant, au moins au niveau d’une partie des utilisateurs, qui apprécient une meilleure prise en mains. Plusieurs professionnels disent d’ailleurs ne pas être passé chez Sony à cause de boîtiers trop petits, et donc limités en termes de confort d’utilisation.

Si l’argument de la taille est pertinent sur des boîtiers micro 4/3 ou APS-C, on voit bien que la différence d’encombrement entre un reflex et un hybride en plein format est limitée dès qu’on ajoute les objectifs. Proposer dans ce cas une prise en mains et une ergonomie de reflex pourrait se révéler payant, tout en donnant un look plus professionnel aux boîtiers.

Avec ces annonces, il semble maintenant acquis que les passionnés et professionnels qui hésitaient vont maintenant réfléchir plus sérieusement au passage à l’hybride pour leur prochain boîtier.

Réorganisation du marché des hybrides

Tout n’est pas gagné pour Canon et Nikon, qui auront à faire face aux critiques inévitables face aux imperfections de leurs premiers modèles. Par exemple, les deux acteurs ne proposent qu’un seul emplacement pour carte mémoire, un point souvent jugé crucial pour les professionnels. Sony en propose deux même sur le A7 III.

Il faudra aussi du temps pour améliorer les boîtiers, sur plusieurs générations, comme l’a fait Sony, dans un temps très réduit.

De plus, Sony saura utiliser son coup d’avance pour se positionner face aux deux géants. Sa capacité d’innovation restera certainement au cœur de sa stratégie. Dans tous les cas, Sony est le grand gagnant de l’histoire. La marque a su profiter des débuts de l’hybride pour s’imposer en un temps record comme un des trois acteurs clés pour les professionnels.

Source : Canon Rumors

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